« Si tu avoues que tu es un meurtrier, tu ne seras pas tué. » C’est grosso modo ce qui s’est passé pour un soldat américain qui a préféré avouer le meurtre de 16 Afghans pour échapper à la peine de mort.
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Alors que les Etats-Unis comptent encore 66 000 soldats en Afghanistan, le président américain Barack Obama a baptisé lundi dernier comme étant le «Jour du souvenir» de toutes les guerres menées par les Etats-Unis. Il a donc honoré les soldats américains qui combattent toujours en Afghanistan, avant le retrait des troupes d’ici fin 2014. Un beau discours qui se voit entaché par un nouveau scandale de dérapage d’un soldat américain.

Des femmes et des enfants pour cibles

Le sergent Robert Bales (photo ci-dessus) serait à l’origine de l’attaque la plus meurtrière en Afghanistan depuis l’intervention des Etats-Unis dans le pays : aussi, aurait-il quitté sa base située dans le district de Panjwayi (dans la province de Kandahar, au sud) pour assassiner seize personnes (dont neuf enfants) d’une balle dans la tête, avant de mettre feu à plusieurs cadavres, sans oublier les six tentatives de meurtre et les sept agressions qu’il aurait commises en mars 2012.

La justice bradée?

A la suite d’un accord passé avec les procureurs militaires, ce dernier aurait pourtant obtenu la garantie d’être exempté d’un procès en Afghanistan et de peine de mort s’il plaidait coupable. Si en novembre dernier, il était encore décrit comme un innocent courageux, et que son avocat lui avait trouvé des circonstances atténuantes pouvant causer cette tragédie telles que l’alcool, la drogue, ou encore le stress, la mémoire semble étrangement lui être revenue, et il se déclare désormais « prêt à assumer ses actes ».

Un désir de revanche

Une décision très mal reçue par les familles des victimes qui se sont indignées de ce traitement de faveur. Mohammed Wazir, qui a perdu onze membres de sa famille lors de ce massacre, dont sa mère et sa fille de deux ans a déclaré que « Rien que pour cela, nous devrions tuer 100 soldats américains ».  Les familles se disent alors conscientes de leur incapacité à peser contre la justice américaine, mais expriment ouvertement leur désir de revanche.

Une réponse

  1. gali

    Les tuers d enfant et des femmes meriten la mort
    la bas, ici ou ailleurs.

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