Alors que la Chine a explosé le record de pollution de son atmosphère, cette dernière a décidé de revoir de manière drastique sa législation en cas de pollution très grave. La peine de mort.
combo-of-photos-of-5953-diaporama

La mode chinoise face à la pollution

On savait bien que les Chinois n’étaient pas familiers de la demi-mesure, mais elle en a tout de même surpris plus d’un en annonçant le 19 juin que dans les «cas très graves» de pollution, oui, la peine de mort serait de vigueur. Cette expression recouvrirait environ quatorze types d’activités «criminelles» comme par exemple le rejet dans les sources d’eau potable et dans les réserves naturelles de déchets radioactifs ou toxiques. Il est également prévu que des condamnations aient lieu quand une pollution provoquera des déplacements humains, des intoxications, des dégâts supérieurs à 37 000 euros, etc.

Des mesures pour le moins dissuasives, à un point où la Chine ne pouvait plus fermer les yeux sur les taux mortels provoqués par la pollution. En effet, la pollution atmosphérique a causé 1,3 millions de décès prématurés en 2010 et au moins 10% de la production de riz est contaminée en cadmium, métal lourd issu de l’industrie. L’an dernier encore, plus de 8000 personnes sont mortes en Chine à cause de la pollution de l’air.

Cette soudaine fibre écolo du nouveau président, Xi Jinping, est bien belle sur le papier. Une initiative qui nous fait sourire, surtout dans ce pays qui mise avant tout sur la croissance économique et qui ne s’est pas alarmé lors de la révélation de forage de puits d’évacuation clandestins pour les eaux toxiques dans la province de Shandong en février dernier.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.