Un film  de Justin Kurzel avec Michael Fassbender, Marion Cotillard et Jeremy Iron. Sortie en décembre 2016.

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L’Histoire

Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle.  Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers.

L’Avis

La mode aujourd’hui par manque d’idée des producteurs hollywoodiens, est de faire des adaptations des jeux vidéo pour attirer un public plus large, plus jeune; mais cette clientèle aime être le maître du jeu et ici on lui impose une vision réductrice du jeu qu’il connait par cœur. Il ne peut rester qu’un ersatz de ces arcanes. « Assassin’s Creed » en est à plus de cinq ou six versions.

Ubisoft ne s’est jamais fatigué dans les scénarios successifs des jeux et donc on ne peut pas demander que le scénario du film soit d’une grande force; on est dans un film pour teenager et il faut l’accepter comme tel. Comme pour une adaptation de livre, il n’y reste qu’un maigre squelette. Les scènes d’époque ne sont que des scènes de combats, des courses-poursuites répétitives.  Kurzel se complait à filmer en accélérer des yamakazis qui passent de toits en toits en faisant des passes d’armes un peu confuses dans de superbes décors virtuels. On est quand même impressionné par sa virtuosité de la mise en place, de ses actions et c’est là qu’il se sent le plus à l’aise; hélas son frère nous impose une musique pléonastique, tonitruante, qui nous fait regretter, un comble, Zimmer !

Michael Fassbender, co-producteur se donne à fond pour rendre crédible son personnage. Jeremy Iron en « méchant «  est parfait. Bien sûr, il faut mettre un rôle de femme dans ce genre d’histoire et c’est notre oscarisée nationale qui est la pauvre fille qui croit que la paix, grâce à ses talents, peut enfin exister sur terre aujourd’hui! (clin d’œil à ce qui se passe au Moyen Orient).

On a l’impression que obnubilée par son texte anglais, madame Cotillard est incapable de faire croire à son personnage ! Ce n’est pas nouveau, elle en est même ridicule. Son traumatisme de Batman lui colle à la peau. Bon, pour être honnête, le film se laisse quand même regarder sans déplaisir, si on a aimé le jeu. Il y a quand même un message en filigrane dérangeant par les temps qui court : « Les Templiers c’étaient des salauds de chrétiens qui passaient leur temps à tuer les bons arabes ». On se souvient des propos que tenait, en Irak, Hussein sur la guerre sainte qu’il prônait ! Les rois catholiques et leurs prêtres étaient de beaux salauds, des criminels ! Les Assassins (leur nom vient de haschisch), utilisés des drogues pour convaincre les novices à se sacrifier contre les mécréants, l’Eglise et se faisant ces naïfs entreraient dans un jardin où des fontaines coulent du lait, du miel et du vin et où les houris, ces vierges du paradis, seraient facilement accessibles. Ils devaient obéissance à l’imam des Assassins ! On a comme une impression d’entendre ce discours aujourd’hui ! Game is Over ?

A propos de l'auteur

Réalisateur, journaliste

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