Le maire de Paris a réclamé 100 000 euros au ministère de l’Intérieur pour couvrir les dégâts occasionnés par les manifestants opposés au mariage gay, dimanche dernier. Logiquement, les organisateurs de la manifestation ont refusé de payer le moindre euro à Bertrand Delanoë.

Protestors hold placards and balloons during a demonstration against a draft law to allow same-sex marriage in Paris

Bertrand Delanoé doit certainement l’avoir mauvaise que des milliers de culs bénis ont piétiné sa précieuse pelouse avec, pour seul pretexte, de s’opposer au progrès voulu et imposé par le gouvernement socialiste, le mariage pour tous.

La mairie de Paris s’apprête donc à adresser une facture de 100 000 euros au ministère de l’Intérieur pour couvrir les dégradations subies par les pelouses du Champ-de-Mars. «Cette manifestation a eu lieu alors que la pelouse était au repos. Les dégâts sont certes involontaires. Mais on va être obligés de la remettre au repos deux à trois mois supplémentaire. Les Parisiens vont donc être privés de la jouissance de cette pelouse pendant cette période», explique le service de presse de la ville.

La mairie envoie habituellement sa facture aux organisateurs des événements mais, chose étrange dans ce cas ci, la préfecture de police de Paris ayant autorisé la manifestation, la ville de Paris se tourne aujourd’hui vers le ministère de l’Intérieur. Pour Bernard Loing, président de l’Association des Amis du Champ-de-Mars, les dégâts sont cependant «minimes par rapport au nombre de manifestants», qu’il évalue à environ 700 000 voire 800 000.

Pas décidé à se laisser faire, le collectif organisateur de la « Manif pour tous » a déclaré mercredi  16 janvier qu’il ne rembourserait pas les 100.000 euros réclamés par la mairie de Paris au ministère de l’Intérieur pour la remise en état des pelouses. Bref, dans un Etat en crise, ça s’annonce difficile à négocier ce remboursement.

« On appelle les manifestants à venir replanter, mais les 100.000 euros, on n’a pas les moyens! », a ironisé lors d’une conférence de presse Frigide Barjot, l’égérie étrange du collectif.

« Il est évident en période d’hiver que les pelouses ont souffert. Pour le moment nous n’avons reçu aucune facture de quiconque », a affirmé un responsable de la logistique du collectif, précisant que les barrières barrant l’accès aux pelouses avaient été retirées par la mairie avant la manifestation. Il était d’ailleurs prévu « que l’intégralité du Champ-de-mars, y compris les pelouses, soient utilisée (…) tout cela conformément au dossier technique remis aux autorités », a ajouté Guillaume de Prémare.

La vérité si je mens: 1 000 000 de manifestants

« Nous avons largement atteint le million (…) un million de personnes que le président de la République ne veut pas voir », a réagi Frigide la Jobar qui visiblement, n’a pas vraiment le compas dans l’oeil comme dirait certains. 

« On sait qu’une manifestation c’est 50 à 60.000 manifestants à l’heure. Les premiers sont arrivés au Champ-de-mars à 14h15, les derniers à 19h45. Cela fait 5h30, donc 800.000 manifestants », a affirmé le général à la retraite, Bruno Dary, ex-gouverneur de Paris

Faisant référence aux 700.000 personnes rassemblées selon la police en juillet 2009 pour un concert de Johnny Hallyday au Champs-de-mars, il a souligné qu’« à 17h30, il était plein, et c’est arrivé encore pendant deux heures ».

Forcement, si c’est aussi avec la méthode « Johnny » que l’UMP a compté ses voix pour élire Jean-François Copé, on comprend mieux pourquoi ça a cafouillé.

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