Plus entreprenants que face à l’Urugay, les Bleus s’inclinent finalement lourdement face à une sélection brésilienne sans grande magie (3-0). Le tout, à un an de la Coupe du monde. Inquiétant ?

France-Brésil

C’est ce qui s’appelle rentrer bredouille. La mini-tournée sud-américaine n’a rassuré personne côté français. Après une match insipide face à l’Urugay (1-0), les Bleus se sont une nouvelle fois inclinés, hier soir, face au Brésil (3-0). C’est la quatrième défaite tricolore en cinq matchs. A un an de la Coupe du monde, ce ne sont plus des doutes mais de sérieux problèmes auxquels sont confrontés les hommes de Didier Deschamps.

Cette affiche de gala avait tout de même de quoi atténuer le caractère amical de la partie. En préparation de « sa » coupe des confédérations (du 15 au 30 juin prochain), le Brésil affiche vite ses intentions. De leur côté, les Bleus montrent un visage bien plus réjouissant que face à la Celeste. Entreprenants même, les hommes de Didier Deschamps sont les premiers à se créer des occasions par l’intermédiaire de Matuidi, Payet ou encore Gilavogui. Malgré quelques débordements de Hulk ou d’Oscar, la défense tricolore – à l’image de Debuchy, impeccable face à Neymar – tient le choc en cette première période.

Les maux bleus

Au retour des vestiaires, les hommes de Felipe Scolari affichent de meilleures intentions. Plus présents à la récupération, les Brésiliens profitent d’un ballon chipé à Mathieu Valbuena (de manière illicite)  – qui se tord de douleur au sol – pour ouvrir le score dans la foulée par l’intermédiaire du meilleur brésilien de la partie Oscar. Sonnés par ce premier but des locaux, les Bleus ne vont dès lors plus exister dans une rencontre qui se jouera à sens unique. Malgré les quatre changements opérés par Didier Deschamps (Giroud, Lacazette, Grenier et Gomis), la donne ne change pas. Le Brésil va même alourdir le score, d’abord sur une contre-attaque conclue par Hernanes, et sur  un penalty transformé en fin de match par Lucas Moura.

Une addition un peu salée au vu de la physionomie de la rencontre. Cruel même diront certains. Reste qu’à aucun moment du match, les Bleus n’ont réellement donné l’impression de pouvoir – de vouloir ? – faire basculer les choses. Benzema qui continue son incroyable traversée du desert (1080 minutes sans but) a une nouvelle fois cristallisé l’attention par son manque de présence dans la surface et son incapacité à se créer des occasions. Mais au delà de la prestation individuelle du joueur du Real Madrid, c’est toute l’animation offensive qui peine à exister. Un problème trop récurrent…

Si le caractère amical de ce Brésil-France « de gala » explique bon nombre de choses, les défaillances tricolores et le manque d’identité réelle de jeu viennent une nouvelle fois d’éclater au grand jour. Les vacances semblent tomber à point nommé. Une manière d’oublier la grandeur du chantier qui les attend à la rentrée.

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Journaliste Sportif

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