En Israël, la cannabis synthétique fait des émules au sein de l’armée du Tsahal. Indécelable dans les urines, il permettrait aux soldats de se défoncer en toute tranquillité.

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De plus en plus de « cannabis club » ont ouvert leurs portes dans les rues de Tel-Aviv. En toute légalité, on y vend ce l’on appelle du cannabis synthétique. Surnommée la « Mister Nice Guy », cette plante ultra-chimique est commercialisée sous l’appellation « encens de relaxation ». Pourtant, elle serait 50 fois plus concentrée que sa version naturelle.

La « Weed du Soldat »

L’avantage de cette Ganja, c’est qu’elle ne contient pas de THC, ce qui veut dire qu’elle n’est pas décelable dans les urines du bougre qui la fume.  Déjà consommée en grosse quantité par les Marines américains, il semblerait qu’elle fasse désormais un carton au sein de l’armée israélienne. En effet, les soldats du Tsahal subissent des contrôles anti-drogues à répétition. Et s’il se font chopper, c’est l’expulsion temporaire ou définitive de leur unité, voir carrément six mois de prison militaire. Même si cette version chimique est interdite pendant le service militaire (obligatoire), ces derniers ne courent donc aucun risque, mise à part lors d’un flagrant délit. D’ailleurs, la plupart du temps, Ils la consomment pendant les heures de gardes, à l’apogée de leur ennui.

Une recette qui change tous les trois mois

Les fabricants ont trouvé une bonne astuce pour conserver cette clientèle sous le coude: tous les trois mois, ils changent de formule chimique pour ne pas laisser le temps au ministère de la Santé de l’ajouter à la liste des substances interdites.

La méthode de fabrication est plutôt simple: on utilise une base de feuilles végétales (citronnelles ou verveines), séchées puis émiettées,  on y balance ensuite un spray ultra-chimique, qui assure les effets de la défonce.

Mais en réalité, ce cannabis synthétique s’est rapidement transformé en « ganja mutante ». En effet, elle serait beaucoup plus violente que sa bonne vieille version classique: « Tu bascules dans un autre monde, tu penses plus vite, tu n’est plus là où tu penses être. Tu as le corps qui ramollit, la sensation de jambes coupées.” raconte un soldat Israéliens dans Les Inrocks.

A propos de l'auteur

Co-fondateur de Roads Magazine / Responsable de la rubrique Culture (sur twitter : @BonhommeVincent) / Web Designer (plus d'info sur : vincentbonhomme.github.io/resume/)

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