La 6ème édition de Champs-Elysées Film Festival a pris fin avec un palmarès assez attendu vis à vis et des jurys et du public. 

photo: Fred Amlbroisine

Le Prix du Jury du Film Américain Indépendant à été attribué à « The Strange Ones » de Lauren Wolkstein et Christopher Radcliff, avec une mention spéciale à « Jean of The Joneses »de Stella Meghie. Le public a émis le même choix. 

Roads a une préférence pour ce film étonnant, détonnant, qu’est « California Dreams » de Mike Ott.

Le Prix du Jury du Film Français Indépendant a été attribué à « Jeune Femme » de Léonor Serraille qui sortira en septembre 2017.  Le public a préféré « Les Etoiles Restantes » de Loïc Paillard ainsi que les étudiants franco-américains, eux c’est « Columbus » de Kogonada qu’ils ont préféré dans la sélection américaine.

Roads est resté sur sa faim face à ce cinéma français quitte à aimer un film Z comme le film post-apocalyptique « Merrick » de Benjamin Diouris un cinéma qui a du mal à trouver sa place en France et chez les distributeurs.

Pour les courts-métrages c’est « The Rabbit Hunt » de Patrick Bressan qui a été primé avec une mention spéciale pour « The Robbery » de Jim Cummings (prix du public aussi). Pour les courts-métrages français le jury a été généreux avec trois prix : « Fox-Terrier » de Hubert Charuel, « Estate » de Ronny Trocker et une mention à Dick Rivers dans « Mi-Temps » de Lofti Bahmed et Marie Sauvion, Le public lui a préféré « Pétage » de Greg Tudéla.

Roads a apprécié ce choix; le documentaire « The Rabbit Hunt » est étonnant; toute une famille pendant la récolte de la canne à sucre en Floride chasse des lapins qui s’enfuient…mais aussi ce court-métrage délirant « The Robbery » un braquage qui tourne mal avec une actrice ahurissante Rae Gray !

Pour les courts-métrages français, Roads préfère se taire….

Le Prix du Us in Progress a été attribué à  « Wild Nights with Emily » de Madeleine Olnek. Bonne chance à cette réalisatrice pour mener à bien son projet. A l’année prochaine peut-être !

Le cinéma indépendant est en danger aux Etats Unis et c’est formidable que Sophie Dulac s’intéresse à ce cinéma qui est le vivier de la création face au manque d’imagination des studios. Revoir le cinéma de Jerry Schatzberg et surtout la place qu’a été donné à Alex Ross Perry – un coup de chapeau à Potemkine Film,  le distributeur –  avec la présence de Wes Anderson est une très belle initiative du Festival.

Comme souvent hélas les films primés américains ne trouvent pas de distributeur, espérons que cette année ces films en auront un. Que vive donc ce Festival pas comme les autres, vivement la 7éme édition !

Pour retrouver tous les moments forts, les interviews des présidents, des réalisateurs, des invités, les tapis rouges grâce à la web-TV du festival, c’est par ici.

A propos de l'auteur

Réalisateur, journaliste

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