Après 10 ans d’absence, David Bowie revient enfin avec un nouvel album. Le premier extrait, « Where Are We Now », a été dévoilé mardi sur son site officiel à l’occasion de son 66e anniversaire.

Pour son 66e anniversaire, David Bowie a dévoilé un extrait de son prochain album enregistré à New York. « Where Are We Now », le premier single, est déjà disponible dans 119 pays en téléchargement. Honnêtement, on est pas très fan. Mais bon, c’est Bowie quand même…

Intitulé « The Next Day », l’album est produit par Tony Viscoti, son pote et collaborateur de toujours. Les australiens seront les premiers à mettre le grappin dessus dès le 8 mars, puis, il sortira ensuite en Grande Bretagne et aux USA quatre jours plus tard.

Depuis « Reality » en 2003, le génie androgyne faisait silence radio. Mis à part quelques apparitions sur scène sporadiques aux côtés d’Arcade Fire ou de David Gilmour, son absence alimentait beaucoup de rumeurs concernant son état de santé.

L’homme au milles visages

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Le génie a toujours su conserver une part de mystère. La totale possession de ses capacités scéniques lui permet de montrer une facette de son regard en gardant le reste mystérieusement caché. Bref, un homme qui reste dans l’imaginaire.

Après des débuts hésitants entre le folk et la variété dans la deuxième moitié des années 60 puis, un détour par le mime, Bowie devient une vedette en 1972 par l’intermédiaire de son double décadent « Ziggy Stardust ». Il construit ensuite sa réputation grâce à son rock sophistiqué et apocalyptique et ses spectacles flamboyants. Une légende.

À cette époque, il participe aussi aux carrières solo de Lou Reed et d’Iggy Pop en tant que collaborateur et producteur. Connu pour ses changement de styles lunatiques,  il s’est imposé comme un des personnages les plus originaux de la musique pop, au point que de très nombreux artistes se sont réclamés de son influence: tantôt star rétro du Hollywood des années 30, tantôt androgyne asexué au maquillage éclair dans « Aladin Sane » , Bowie est l’homme aux milles visages.

Milles attitudes que d’ailleurs certains abrutis  prendront au pied de la lettre. Par exemple, lorsque qu’il explique qu’une dictature d’extrême droite serait salutaire, c’est bien sûr du millième degrès. De la même façon que Lou Reed collectonnait les croix gammées, ou qu’Iggy Pop jouait derière un drapeau du IIIe Reich. Provoc’. En effet, la politique et le rock semble bien trop différents pour être mélangés.

 

A propos de l'auteur

Co-fondateur de Roads Magazine / Responsable de la rubrique Culture (sur twitter : @BonhommeVincent) / Web Designer (plus d'info sur : vincentbonhomme.github.io/resume/)

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