Les californiens de Tijuana Panthers ont sorti leur nouvel album Wayne Interest en juin dernier. L’occasion pour découvrir ce groupe de surf rock qui sent bon l’écume et le sable chaud.

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Daniel Michicoff (basse), Chad Wachtel (guitare) et Phil Shaheen (batterie) ont la tête de ces types qui sortent d’écoles de commerce. Pourtant, ils sont en passe d’incarner la relève du garage rock californien. Et là-bas, la concurrence, ce n’est pas ce qui manque. Quasiment inconnu en France, le groupe a été mis en avant par l’excellent label indépendant Innotative Leisure Records : une petite maison disque qui se trouve derrière des artistes comme Hanni El Khatib, Bass Drum Of Death, De Lux ou encore Rhye. Rien que ça !

Tijuana Panthers, c’est d’abord trois potes de Long Beach (Californie). Au lycée, ils avaient l’habitude de surfer et de skater ensembles. Puis, ils se sont découvert un autre point commun : la musique. S’ils jouaient respectivement dans de petits groupes à droite et à gauche, à partir de 2007 ils décident de monter leur propre formation en commun. Pour la petite histoire, leur nom, Tijuana Panthers, leur fut inspiré par une petite panthère en céramique offerte par leur voisin, Max Baker, – qui a également donné son nom au premier album du trio. Et leur voisin, c’était le genre de vieux monsieur qui avait pas mal d’histoires à raconter. L’une d’entre elles explique justement comment il avait récupéré cette petite statuette. Il était à Tijuana, il assistait à un règlement de comptes aux couteaux entre différents macs du coin. L’histoire a plu au trois californiens ; la combinaison de mots aussi. Le groupe Tijuana Panthers est né.

Pendant que la scène actuelle s’éternisent dans la spirale des synthés – en veux-tu en voilà -, eux vont droit au but. Ils proposent un garage rock allégé. Un garage rock efficace. Et à l’instar de types comme Ty Segall ou Thee Oh Sees, les Tijuana Panthers font dans le local. Ils vont puiser leur inspiration dans le terroir et s’envoient à la casse sur des mélodies qui suintent le surf, la plage et les vieilles Simca. En clair, c’est la Californie des 60’s. Mais le groupe ne s’arrête pas là : il va beaucoup plus loin. Sur une chanson comme Cherry Street – tirée du dernier album Wayne Interest -, c’est comme s’ils avaient calé une ligne de basse de Queen Of The Stone Age (je pense à la chanson Mexicola), sur un riff de guitare des Beach Boys. En parallèle, certaines pistes de l’album sonnent nettement plus punk, plus lo-fi, comme Money Jar ou Sooner Or Later ; D’autres vont aller chercher dans la balade plus folkeuse comme la chanson Nobo, qui s’apparente à une rencontre entre Tom Petty et The Growlers. Les textes restent simplistes, en cohérence avec ces thématiques : ils abordent l’amour, la plage, l’insouciance et les jolies filles en maillot en bain. Bref, un mélange agréable qui donne envie de tailler la route dans un vieux combi chargé de substances psychoactives. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse les découvrir. Keep groovin’, babies !

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tijuana__02177_zoom« Wayne Interest » de Tijuana Panthers, sorti le 4 juin chez Innotative Leisure Records

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A propos de l'auteur

Co-fondateur de Roads Magazine / Responsable de la rubrique Culture (sur twitter : @BonhommeVincent) / Web Designer (plus d'info sur : vincentbonhomme.github.io/resume/)

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