Doit-on croire à la fin du monde en 2012 ?

Arthur Beaufils 15/03/2012 0

279691492 77937a0d43 o 300x240 Doit on croire à la fin du monde en 2012 ?Le calendrier maya est cyclique. Sa fin a été prévue pour cette année. La « disparition » du peuple maya permet entre autre les plus folles hypothèses quant à la fin probable de notre monde en corrélation avec leur déclin et leur calendrier. Roads revient sur la polémique et nous explique pourquoi ils ont « disparus ».

Même si les grandes cités mayas (Calakmul, Tikal) ont plus ou moins centralisé leur système économique. D’autres facteurs expliquent le déclin maya, notamment la concentration religieuse et politique dans les mains de souverains chamaniques, les K’uhul Ajaw.

Ces derniers jouissaient d’un pouvoir et d’une autorité considérables, mais fondés davantage sur l’idéologie que l’économie. De plus un système royal  de succession assez souple permettait à la plupart des parents mâles du souverain d’accéder au trône. Ce système permettait de choisir le meilleur dirigeant mais il favorisait les luttes internes entre les élites. Cette instabilité pouvait aller jusqu’à la guerre. Les cités satellites des ces « États-théâtres »  ont alors tenté d’usurper, par diverses invasions, le statut de capitale régionale.

Une classe politique définitivement dépassée

La plupart des théories de « l’effondrement » ont mis l’accent sur les problèmes démographiques et écologiques. Les K’uhul Ajaw n’ont pas su apporter des réponses efficaces. Ils exigèrent d’avantage de rituels, de constructions et de guerres. Cela ne fit qu’aggraver la détérioration du pouvoir politique et DSC7671 300x282 Doit on croire à la fin du monde en 2012 ?économique des États de la période classique.

Les guerres endémiques poussèrent la population à migrer et les défaites mirent fin au prestige des élites. Les cités furent abandonnées au profit d’enclave commerciale comme la ville côtière de Tulum. Ce fut le début de la période postclassique, marqué par le déclin significatif de cette civilisation. Pour autant elle n’a pas autant disparue.

Aucune apocalypse divine

De nos jours, des millions de mayas participent à un véritable renouveau culturel et politique. De la même façon, la culture maya s’est perpétuée au long des périodes postclassique, coloniales et moderne, longtemps après que les cités classiques ont été englouties par la forêt vierge.

Voilà pourquoi on peut qualifier « d’apocalyptico-pessimiste » les gens qui croient à la fin du monde cette année due à la fin du calendrier maya. Généralement, c’est un sujet racoleur qui permet de vendre des papiers mais la vérité est rarement exposée. Effectivement pour cela il faut connaître et expliquer l’histoire des Mayas. Ne vous inquiétez pas, c’est comme le bug de l’an 2000, un autre ram-dam pour pas grand chose, si ce n’est faire encore de l’argent sur les peurs (bien attisées) des gens.

 Par Arthur Beaufils

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