Au royaume des beatmakers, la nouveauté partage son trône avec l’immédiateté. Mais des irréductibles continuent d’inventer leur sonorité, rêvant d’une industrie créative où cinéma, son et image règneraient en harmonie. Pour les avoir rencontrés, Hoosky en fait assurément partie.

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Vos yeux n’ont peut être pas encore eut affaire au duo Hoosky, mais il serait étonnant qu’il en soit de même pour vos oreilles. Ses deux fondateurs Chomsky & Oogo, sont aussi membres du crew La Fine Equipe. C’est donc pour le dernier né Hoosky que je me rend au studio de leur label auto-fondé, Nowadays records. L’endroit, à deux pas du cimetière du Père Lachaise, est un joyeux bordel partagé entre le label, l’équipe des soirées « Excuse my french » et les allers et venues permanentes ; c’est d’une effervescence presque tranquille. Ambiance confortée par leur manager Elli qui m’accueille dans ce rubis cube : aux petits soins, elle offre bière et sodas en me montrant au passage son cadeau personnalisé au duo de Beatmakers : une broderie à l’image des deux chiens, encadrée et en couleurs !

Au départ sauvages – Elli doit leur fait signe de ma présence en mimant un crayon qui écrit par la vitre du studio – Chomsky & Oogo s’apprivoisent facilement. Mais si un chien devait les représenter, mon choix porterait plus sur le cerbère que le husky : ces gars kaleidoscopiques réussissent à maintenir le corps de l’animal en suivant les mouvements de ses trois têtes, gardant les portes infernales du dernier bastion d’idéaux dans un milieu musical en pleine mutation numérique peinant à trouver son équilibre. Les gaillards cherchent à promouvoir un fonctionnement en soi logique, en pratique quasi alternatif : une liberté musicale totale, que ce soit dans l’identité de leurs projets que dans le temps. Hoosky reste un binôme plus attachant que le mythologique canidé, à l’éclectisme mantra qui apporte un vent de fraîcheur lucide sur le marketing flinguant des DJs, Interview.

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Hoosky, c’est qui ?

Chomsky : C’est nous ! Membre de la fine équipe & fondateur du label Nowadays records, j’ai 29 ans.

Chomsky, ça a un rapport avec Noam ?

Pas vraiment, c’est un nom juif très commun. Je ne suis pas très politisé, Chomsky est une appellation familiale que j’ai conservée. Pour moi ça représentait juste un mec bien dans ses pompes.

Oogo : C’est à peu près pareil pour ma part, sauf que je viens de Marseille comme les deux autres membres de La Fine équipe, Blanka et Gib. Tout se passait à Paris, donc nous nous sommes délocalisés pour avancer dans la musique.

Pourquoi avoir monté le duo Hoosky en plus de La Fine équipe ?

Chomsky : C’était difficile d’avoir une direction musicale constante au sein de La fine équipe, qui existe déjà depuis dix ans, d’où le désir de monter Hoosky comme moyen d’expression supplémentaire.

Oogo : La fine équipe, c’est un collectif au sein duquel chacun bosse dans son coin avant de réunir les morceaux. Hoosky, c’est notre univers partagé qui a bien évolué maintenant et se dirige plus vers l’électronique en comparaison à La fine équipe qui reste ancrée hip hop. C’est du travail de composition en binôme : à force d’en discuter en tournée, on s’est rendus compte qu’on partageait des affinités musicales spécifiques. Et puis on s’aime bien, on avait envie de faire un truc à deux.

Votre vidéoclip « Night town » a été financé par Kiss kiss bank bank presque sur un modèle de Road movie. Vous travaillez la musique autant que le vocabulaire et le visuel derrière ?

Oogo : C’est l’idée du projet : le premier album était presque un film.

Chomsky : Les titres se répondent, c’est très imagé, romancé …Le cinéma et sa culture comptent beaucoup pour nous, l’album s’est dessiné comme ça, autour d’un fil conducteur. De même pour La Boulangerie (projet La Fine équipe ndrl ) qui tirait son inspiration un peu italo disco des films des gobelins et de l’époque cinecittà, avec son champ lexical propre.

Oogo : Pour « Night town » c’était un délire personnel au départ. C’est en partageant des bières avec les mecs de Cloud Box, spécialisés dans la vidéo, qu’on a mis nos idées en commun afin qu’ils les fassent évoluer dans leur style. Notre conception vidéo était très à l’américaine, assez longue, la leur orientée campagne du Sud-Ouest qu’ils connaissent bien, un peu plus courte : c’est une rencontre de nos deux mondes. Cette création visuelle autour du son, c’était un super travail de groupe et ce serait fantastique de pouvoir traduire tous les titres de l’album en vidéo de la même façon, malheureusement ce n’est pas donné bien qu’on ait eu la chance de pouvoir réitérer l’expérience pour le titre «  Rush Hour ».

Avec un album si varié, ça aurait fait un sacré long métrage !

Chomsky : En fait, même si le genre reste du beatmaking, la diversité de ce premier album sautait aux yeux. A l’écoute chaque morceau possède son ambiance, ce qu’on percevait précisément comme des scènes de film traduites par une sorte d’album voyage.

Du coup, tu trouves une Track club comme « Night town » à la suite d’une track hip hop comme « Rush hour » et des petits ovnis au milieu type «  Flying market »…
On s’emmerde très vite donc on ne veut pas se ranger dans une case musicale en particulier. Fabriquer un plan d’ensemble autour des morceaux, c’est à la fois autant pour caractériser nos idées en leur donnant un sens que pour découvrir un autre aspect créatif en bonus qui viendrait préciser le schéma sonore.

Oogo : Le principe d’un film, c’est qu’il s’y passe des moments d’accalmie comme d’action, tout en restant cohérent avec le scénario et personnellement, je suis fan des films pleins de rebondissements ! Notre composition rejoint nos goûts de la même manière puisqu’on écoute de tout, alors forcément ça reste du beatmaking mais sans influence vraiment dominante pour finir sur un grand melting-pot musical.

Chomsky : Partir dans tout les sens, ça va un peu à l’encontre des artistes à succès aujourd’hui qui restent très identifiables. Je pense que notre identité, c’est cette façon de voir la musique : couper des sons et observer le produit de leur fusion. 

Hoosky ne s’inspirera jamais d’un album qui s’écoute sans intervalles à la Pink Floyd ?

Chomsky : Je ne pense pas. Dans les dernières sorties, entre #Flush et les autres il n’y a pas grand-chose d’ininterrompu !

Oogo : Notre façon de composer est aussi temporelle. Lorsqu’on invente une musique, c’est rare que le rendu ait vocation à paraître dans un projet précis : avec les tournées, les sons s’élaborent au fur et à mesure et ce qui ressort peut être tranquille comme très Nightclub en fonction de l’endroit et du moment où l’on se met à composer. Certaines pistes ont été faites à deux ans d’écart et sortent sur le même projet !

Donc vous pourriez bosser en binôme pour Hoosky, puis en triant refiler la chanson pour un album de La fine équipe ?

En chœur : Complètement !

Vous ne devenez pas un peu bipolaire, avec tous ses projets qui se croisent ?

Oogo : C’est possible … En ce moment, on se concentre sur la fine équipe, dont l’album « La Boulangerie III » va inclure des titres d’Hoosky tout en faisant des dates pour l’album d’Hoosky, en sachant qu’on reviendra travailler sur le deuxième opus l’an prochain… c’est assez emmêlé ! Au départ, le label s’est crée pour notre production personnelle. Depuis cette année, il vise aussi à produire d’autres artistes, comme un groupe. Forcément, de nouveaux projets viennent compléter ceux qui existent en permanence sans que l’on ne cesse d’entretenir ces derniers, c’est assez poreux.

Nowadays est une sorte de label collaboratif qui suit sa temporalité ..

Chomsky : C’est comme une famille. Sans chercher à produire des milliers de gars, on reste à l’écoute des artistes qui nous ressemblent et nous intéressent. Le but n’est pas de courir après la nouveauté, parce que désormais tout ce qu’il nous faut est réuni au sein de la maison et c’est déjà beaucoup de travail ! Pour ce qui est du temps, il reste des échéances puisqu’on collabore avec beaucoup de monde, que ce soit les tourneurs, les ingénieurs sons… Une multitude de plannings sont rassemblés, mais effectivement avoir son label octroie une grande liberté et un vrai pouvoir de décision sur le rythme de travail.

Aujourd’hui, Nowadays est rentable ?

Oogo : Ça commence. Avec les sorties régulières et Fakear signé chez nous, qui cartonne. Au départ, Nowadays ne faisait que le produire. Mais à force des liens se tissent et engendrent des collaborations : il participe à la boulangerie III également !

Entre vos concerts au Costa rica, et le dernier EP « Love for eva » au titre inspiré d’un séjour en Grèce, les voyages influencent votre rythme de travail ?

Chosmky : Principalement les rencontres qu’ils occasionnent. On trouve une certaine ouverture d’esprit en dehors du petit milieu parisien et même si ce sont de courts séjours, ça nous suffit généralement pour ramener des souvenirs sonores. Lorsque tu viens de l’étranger, l’accueil est toujours génial. Ce sont des invitations pour jouer tes œuvres face à des gens qui les apprécient au point de te réclamer d’ailleurs, humainement c’est là qu’on ressent une vraie rentabilité à faire ce métier.

Oogo : Partir dans un cadre musical est toujours marquant puisque ce n’est pas des vacances, ceux qui nous font venir jouer de si loin montre déjà une reconnaissance énorme pour notre travail. Ils nous témoignent une véritable gratitude pour le simple fait de s’être déplacés, alors que la question ne se posait même pas ! Du coup chacun échange et finalement c’est un vrai moteur créatif qui enrichit l’hôte comme l’invité !

Aucun de vous ne sort d’école de son pour être boulimique de découvertes sonores à ce point ?

Oogo : Personnellement, j’alternais des petits boulots pas terribles en faisant du son en solo. Blanka et Gib sont vraiment partis dans la voie ingé sons, mais dans l’ensemble, on est tous très autodidactes.

Chomsky : Blanka, Gib et moi nous sommes rencontrés lors de nos études de sons. L’école nous a appris à être technicien et non pas artiste car les enseignements dispensés n’ont rien à voir avec la création. Aujourd’hui, très peu de beatmakers font encore ce genre de formation car quelque chose ne s’apprend plus : les jeunes qui ont débutés tout seuls possèdent presque plus de connaissances que leurs professeurs. Ils sont nés avec ces outils en libre accès sur internet, il n’y a plus rien à transmettre. C’est possible d’avoir une sorte de mentor, mais il faut mettre les mains dedans.

Le monde des intermittents a chauffé cet été justement, vous vous sentez concernés ?

Chomsky : On est juste content d’en profiter car c’est une opportunité formidable, un statut totalement à part et propre à la France. Je trouve ça déjà incroyable qu’un tel avantage soit né et ait été préservé, quand je regarde les artistes d’autres pays qui peinent à s’en sortir. Les types du milieu qu’on rencontre à l’étranger ne nous croient pas quand on leur en parle !

Oogo : C’est notre statut, mais c’est vrai qu’on vit un peu perchés en dehors du monde. Gib et Blanka connaissent le sujet par cœur et se sont engagés à fond. C’est un peu égoïste mais nous ne sommes pas dans une situation d ‘extrême pauvreté, on arrive à vivre en se débrouillant en faisant d’autres activités à côté et du coup, ce statut est plus un bonus de l’enfer : pour un technicien, cela lui permet de vivre lorsqu’il n’a pas de boulot. Pour un artiste, il nous permet de créer davantage, c’est la source financière qui vient rembourser les mois de travail créatif, à plancher sur les concerts etc. Dans le concept, bien sûr qu’on soutient. Mais la profession ceux qui sont directement affectés sont d’abord les ingénieurs du son.

Chomsky : La différence, c’est que l’intermittence est leur principale source de revenus.

D’accord. En parlant d’ingénierie, comment construisez vous l’imagerie de vos shows ?

Oogo : On est en train de remasteriser toute notre scénographie en ce moment ! Notre ingénieur lumière réfléchit depuis longtemps à la mise en place, ce sera surement finalisé courant 2015. Il y a un grand changement par rapport à qu’on a pu faire à nos débuts quand nous étions des gars de studio aux lives sans préparation et assez cheap type  « le matos sur la table point barre » .

Chosmky : En tant que DJ, le lumière et la vidéo sont essentielles pour trouver son identité, il faut assurer le spectacle. Bien sûr, il ne s’agit pas non plus jongler comme au cirque ou de te sortir le tablier pour « La Boulangerie » mais tu dois avoir des modules à montrer en plus de tes platines !

Comment vous avez crée toute l’identité d’Hoosky justement ?

Chomsky : Tout est parti de l’est l’anagramme entre Oogo et Chomsky qui a donné le nom. Ça nous a fait penser au chien husky et comme l’animal nous ressemble bien, le logo s’est fait tout seul. C2C nous a proposé ses premières parties à l’Olympia et c’est là qu’Hoosky a vraiment continué dans cette direction sur scène.

Oogo : C’est l’avantage d’être deux à partager beaucoup de choses visuelles, le projet Hoosky est devenu attachant au point de savoir qu’on y reviendra toujours, avec déjà un second opus encore plus travaillé.

Chomsky : Finalement, La fine équipe c’est à la fois plus large mais aussi assez cloisonné car les albums «  Boulangerie » ont attirés un certain public qui suit le projet avec des attentes correspondantes, il n’est pas possible de refondre totalement l’image. Hoosky est bien plus malléable !

Le format EP régulier c’est un choix ?

Oogo : Je nous trouve déjà moins réguliers que d’autres, mais c’est vrai que depuis peu nos formats EP se multiplient pour une question de légèreté. De petites sorties plus fréquentes font augmenter l’actualité du label ce qui nous permet d’offrir au public des sons qu’on apprécie indépendamment de tout projet en particulier. L’album reste notre format favori, ainsi que ses déclinaisons vinyles. J’entends énormément de nouveaux artistes qui cherchent à exploser via leur premier album, ils jouent leur vie sur cette ambition. Pour moi, un album est plus une façon de faire entrer les gens dans ta sphère qu’une fin en soi : si ce n’est pas le meilleur, peu importe, on en refera un autre ! Les nôtres  sont systématiquement très longs ce qui ne plaît pas à tout le monde y compris d’un point de vue commercial, mais il nous serait impossible de concevoir un disque autrement qu’un moyen de se balader dans notre univers à son rythme. C’est le principe aussi avec La fine équipe : « La boulangerie III » est une pièce riche & fournie qui prend le temps d’être écoutée.

«  Love for Eva » est plutôt pop, , quand « Gremlins » se rapprochait presque du Hiphop hard. Ça sera quel style alors, ce troisième ?

Oogo : Très éclectique justement. « Love for Eva » sera sur l’album bien que l’EP ne mentionne pas La Boulangerie, c’est un changement nominatif volontaire pour le sortir en indépendamment mais il sera inclus dans un ensemble large d’une trentaine de morceaux et d’une quinzaine d’artistes aux styles plus variés les uns que les autres.

Chomsky : Comme notre tournée a commencé fin septembre, l’objectif de la sortie anticipée de « Love for Eva » était aussi de présenter ces titres en set avant que le reste ne suive pour les concerts dédiés à la promotion de « La Boulangerie III »

Vous êtes sur les routes pendant un an en fait, sportif !

Oogo : Tout bouge chez nous ! On a emprunté une voie assez abstraite pour ne pas être forcés d’en prédéfinir les contours. Que ce soit en composition ou pour les tournées, l’évolution se fait en parallèle de la création. Donc les morceaux se mélangent sur scène, et aucun set ne ressemble aux précédents ni à ceux à venir, c’est aussi ce qui est excitant. C’est beaucoup d’organisation avec les sorties des autres membres du label, mais notre équipe s’en sort très bien !

Quelle est l’actualité du label dans son ensemble ?

Chomsky : On organise des soirées Nowadays !

Elles sont centrées autour d’une tête d’affiche choisie en fonction des sorties et on brode autour en invitant des artistes du même univers. La fine équipe s’accorde avec Fakear, moins avec Yann khevs qui se rapproche plus d’Hoosky par exemple, il faut  maintenir une forme de cohérence . Le 18 octobre, c’est une sortie d’un EP de Yann , avec Hoosky, Myth Syzer en invités.

C’est important pour un label de fidéliser en organisant des soirées régulières, tout les deux-trois mois pour donner un rendez vous au public avec nos artistes.

Oogo : Et aussi d’organiser nos soirées idéales ! On est libre de la production, du lieu, de l’affiche … C’est une bonne occasion de rencontrer du monde en se faisant plaisir.

Un peu dans la même idée qu’Ed banger . Vous dormez parfois ?

Oogo : C’est du boulot combiné à de la détente puisqu’on adore ce qu’on fait . C’est une belle chose de voir cette famille s’agrandir, les projets se concrétiser … Par moment, c’est harassant mais le résultat vaut le coup.

Chomsky : Réussir à vivre de ce qui tu aimes est bien trop rare pour qu’on s’en plaigne ! Voir ses productions mûrir est super satisfaisant : Nowadays est encore jeune mais dispose déjà de bons moyens malgré la concurrence. Ces studios, là où l’on se trouve, sont une sorte de point de ralliement . Désormais pour ceux qui sont signés chez nous, il est possible d’enregistrer dans les studios spécialisés de Gib à Montreuil ou de Blanka.

Vos sons sont pourtant assez spécifiques, vous avez des concurrents ?

Chomsky : En tant que groupe pas vraiment, mais en tant que label, oui, complètement. Des nouveaux sortent tous les jours, avec une surproductivité de dingue sur le papier mais sans forcément travailler leurs artistes derrière. Soundcloud est inondé de nouveautés, ça tue un peu l’esprit.

Oogo : Quand le système est rythmé par ces sorties en permanence, on se doit d’être productifs même si dans l’idéal, aucune limite temporelle ne serait fixée.

Chomsky : C’est l’économie autour de la diffusion qui est complexe. Tout est tout gratuit, disponible immédiatement et cette forme de mise en ligne brouille les moyens de rentabilité . Au sein de l’industrie musicale française actuelle, c’est plus difficile de vendre un EP 4 ou 5 euros car les gens ne sont plus habitués à payer pour avoir leurs titres.

Oogo : D’un côté, les gens n’ont jamais autant écouté de musique ce qui est génial mais quand tu veux créer une économie et faire en sorte que tes artistes vivent de leur production, c’est plus dur de défendre notre conception où la qualité prime sur la productivité. On ne se paye pas sur Nowadays et le label s’autofinance dans l’optique de réinvestir tous les bénéfices sur les projets. Ce qu’on souhaite à terme c’est créer des professions viables grâce à cette boite en arrivant à payer régulièrement des graphistes, ingé sons pour leur octroyer un statut salarié.

Pourriez vous me citer 3 artistes du moment avec qui vous aimeriez collaborer ?

Chomsky : Vivants seulement ? Wow, c’est déjà vaste…Je dirais Thunderclap déjà, mais un seul podium c’est impossible !

Oogo : Collaborer c’est particulier. Il y a les artistes qu’on adore, et ceux avec qui ont pourrait envisager de faire une collab’ … Je suis plus à la recherche de participants que de collaborateurs : le bassiste de Flying Lotus est un véritable génie, des chanteurs, des rappeurs, des musiciens comme Thunderclap…Bien sûr, je pourrais te citer beaucoup d’artistes dont j’adore le travail comme Slum Village, Kaytradana, Flume avec lesquels je ne rêve pas nécessairement de partager un projet sinon qu’une réalisation commune sous la bannière d’Hoosky. Dans cette optique d’invitation la liste est longue ! Là on vient de faire un son avec le rappeur Dudley Perkins par exemple.

Chomsky : C’est difficile d’envisager une collaboration avec des artistes sur la même longueur d’ondes parce que ça n’apportera rien de plus au concept. Par contre sur le plan créatif, ce serait génial de collaborer avec des personnes polyvalentes et ancrée dans leur époque. Je pense à David Lynch dont on ne présente plus les films mais qui a aussi sorti un disque fantastique récemment, une réunion de milieux dans ce genre là correspond totalement à ce qu’on cherche d’inventif.

Oogo : le 2ème album Hoosky pourrait très bien être une bande originale de film !

En résumé, quels projets pour hoosky ?

Oogo : Le prochain, c’est donc l’album Boulangerie III. Ensuite ça sera plus ponctuel, avec des sorties à paraître sur les compilations Nowadays et Tealer notamment. Dans une petite année, il sera temps de se concentrer sur le deuxième album d’Hoosky, en attendant, on continue à faire des dates !

Nowadays Party #6  le 18 octobre

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