Philippe Morillon raconte ici sa jeunesse, ses amis, sa vie, ses années Palace et son passé d’illustrateur à la mode.

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Depuis longtemps j’avais prévu de le rencontrer. Un jour, je l’ai enfin contacté ; il a accepté que l’on se voit. Janvier 2015 : rendez-vous avait été pris chez lui, à Bagnolet, un jeudi après-midi. On s’est installé dans son salon subliment mais sobrement décoré. J’ai regardé les cadres fixés au mur, savamment disposés, et j’ai pensé à ce qu’écrivait Alain Pacadis dans les remerciements d’ « Un jeune homme chic » : « Merci à Philippe Morillon (pour m’avoir appris le bon goût) ». Je n’ai rien dit. L’interview a commencé ; j’ai allumé mon enregistreur Sony ; chronologiquement, il m’a raconté sa vie d’une voix très calme, sur un ton détaché, presque absent. Ses phrases, il les tournait joliment, toujours sans aucune émotion perceptible, comme s’il parlait d’un récit historique lointain, d’un obscur conflit moyenâgeux entre de nobles chevaliers et de terrifiants barbares auquel il aurait pourtant participé. Retour vers le futur. Les années 70 m’ont tout à coup semblé modernes. Et Philippe Morillon aussi.

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Où êtes-vous né ? 

J’ai grandi dans le XVIe arrondissement, à Paris, boulevard Flandrin, juste en face du bois de Boulogne. Le quartier dans lequel nous vivions, ma famille et moi, était très chic, mais nous habitions au 6ème étage avec une vue magnifique sur le bois, c’est-à-dire dans les chambres de bonne, pas dans les grands appartements bourgeois du 1er étage. Mon père était artisan électricien et ma mère bonne d’enfant.

Comment êtes-vous devenu illustrateur ? 

J’ai d’abord fait l’École des arts appliqués à l’industrie, rue Dupetit-Thouars et rue Olivier-de-Serres ; une école « à l’ancienne » où l’on nous enseignait la poterie, la laque, etc. Ce que l’on apprenait là-bas était en complet décalage avec l’art tel qu’il se pratiquait à la fin des années 1960. Et en 1968, j’avais 18 ans. C’était l’âge idéal. On s’est bien amusé. Plusieurs de mes camarades n’ont pas repris leurs études après Mai 68 pour partir en autostop vers l’Inde ou le Japon, et l’un d’eux, Dominique Gangloff, est parti quelques années vendre des poulbots qu’il dessinait sur les trottoirs de Tokyo. Un jour pendant les vacances, il m’a proposé de le rejoindre à Goa, pour un tour de hippie entre Bombay et Katmandou, au Népal. Nous étions en pleine période « flowers » ; le hash était en vente partout dans la ville, librement. Je travaillais dans la publicité qui était un secteur en pleine explosion. J’étais à la SNIP, la meilleure agence de pub’ à l’époque ; le patron, Jacques de Pindray, était un vieux monsieur très chic façon XIXe siècle, qui m’avait engagé sur mon look. Puis Dominique m’a rejoint à la SNIP, jusqu’à ce que l’on démissionne tous les deux pour travailler de manière indépendante, en tant que jeunes illustrateurs à la mode. Ça marchait très bien ; notre style à l’aérographe plaisait beaucoup ; nous fréquentions des branchés dans la même mouvance rétro que nous ; même Libé publiait régulièrement des articles à notre sujet. Lui et moi faisions surtout des illustrations pour des magazines comme Actuel, Marie Claire ou Playboy, en plus de la publicité qui nous nourrissait et que j’aimais faire ; je trouvais bien plus formidable d’avoir une affiche dans le métro qu’une exposition en galerie.

À quel âge avez-vous commencé à sortir ?

J’ai commencé à sortir assez tard, bien après mes vingt ans. Je fréquentais le Club 7, au début des années 1970. Je faisais un métier très à la mode, alors je sortais avec des gens très à la mode dans des lieux très à la mode. Un réseau professionnel efficace réalisé en toute innocence.

Comment décririez-vous votre mode de vie à cette époque ?

Dominique Gangloff et moi occupions un grand appartement haussmannien, boulevard Sébastopol, à côté des Halles, où tout le monde, tous les gens de notre bande, passaient très régulièrement. Nous l’avions loué pour presque rien – 1000 francs -, sans aucune garantie ; nous n’étions même pas salariés. Et j’ai continué à vivre dans cet appartement jusqu’en 1995. Nous avions, parmi nos amis, beaucoup de personnes assez excentriques (des travelos, des punks, des stylistes, etc.) qui n’étaient pas tous d’origine bourgeoise. Je suis gay, mais absolument pas d’une façon militante ou “ghetto” ; ce genre de trucs ne m’intéressait pas. Ensemble, nous faisions beaucoup de fêtes, beaucoup de bruit ; nous consommions beaucoup de drogues, il faut bien l’avouer, avec plus ou moins d’héroïne et de cocaïne selon les individus, le tout sur un fond de haschich, d’herbe, de médicaments, de Mandrax et d’autres substances, en permanence. La société française des jeunes gens branchés de l’époque était assez marquée par la toxicomanie. Un beau gâchis. Nous n’étions pas inspirés par les modes des années 1970. Nous vivions et nous pensions d’une manière rétro, dans une esthétique réactionnaire, très années 1930/40 puis 1950/60, en décalage complet avec l’époque. Nous refusions le monde contemporain en prolongeant, dans nos esprits, une sorte de fuite vers le passé, même si notre mode de vie et nos techniques de dessin s’inscrivaient parfaitement dans la contemporanéité. Quelque part, nous avons refusé la modernité. Et le Palace n’était pas un endroit moderne, c’était un théâtre 1930 ; Gérard Garouste, le peintre qui s’est occupé des décors du lieu, n’était pas un artiste contemporain mais plutôt un adepte du néoclassicisme. C’était la façon d’y vivre qui était nouvelle. Un bref instant de mélange social, une utopie réalisée ; bien sûr, c’était une illusion. 

Aviez-vous l’impression de vivre en marge de la société ?

Absolument pas, même si nous avions la prétention – qu’ont tous les jeunes gens – de tout savoir mieux que les autres, d’être aussi la bande la plus branchée, la plus chic, celle qui s’amuse le plus. Nous étions snobs : Yves Saint Laurent ou Loulou de la Falaise n’ont jamais été des gens simples. Mais les artistes ont besoin d’être prétentieux car si eux-mêmes ne croient pas qu’ils sont de grands gourous ou des êtres hors du commun, qui va les croire et les aimer ?

Étiez-vous ami avec Alain Pacadis ?

Alain Pacadis, je le connaissais très bien. Il sortait beaucoup, donc on ne pouvait pas y échapper. Comme il écrivait pour Libé et qu’il était gay, branché, défoncé, il était une figure inévitable de la nuit parisienne. Il était en permanence plus ou moins en manque d’héroïne. Il était habité par des fantômes très morbides qu’il fallait tenir en respect. Pacadis était d’une mauvaise foi journalistique parfaite. Comme Proust, il ne voyait que ses copains dans les soirées, il ne parlait que de ses copains, pas des gens vraiment importants, et c’est comme ça qu’on se retrouvait dans Libé. Il écrivait bien. Mais l’héroïne l’avait rendu extrêmement capricieux ; quand Alain était défoncé il était de bonne humeur, quand il était en manque il devenait insupportable.

Comment avez-vous rencontré Gilles Blanchard ?

J’ai rencontré Gilles dans une soirée chez moi. À l’époque, il était l’assistant d’un collègue illustrateur. Gilles débarquait tout juste des Beaux-Arts du Havre ; il venait de s’installer à Paris. Je me souviens de lui comme d’un garçon très timide, pas très à l’aise socialement ; j’ai eu un gros coup de foudre. Il a été mon petit ami pendant un certain temps, tout le temps fourré à la maison ; Gilles faisait encore des dessins avec des gommettes, des choses assez naïves. Je lui ai appris un peu à dessiner à l’aérographe et à la peinture acrylique, ce qu’il a continué à faire plus tard avec Pierre, avec l’efficacité et le talent qu’on leur connaît aujourd’hui. Pierre, je l’ai connu au Club 7, je crois. J’ai dû les présenter l’un à l’autre à une fête chez Kenzo.

Qu’est-ce que représentait pour vous le Palace ?

Quand le Palace a ouvert, la nuit s’est démocratisée, comme si la Bastille venait de tomber, puisqu’auparavant, seuls les grands bourgeois et les grandes vedettes, les aristos et les artistes mondains à la Françoise Sagan sortaient beaucoup la nuit. Je venais de découvrir le milieu des parisiens noctambules depuis seulement quelques années. Le métro fermait et la télévision s’éteignait à minuit. La nuit n’existait pas pour les gens ordinaires. Les journaux en ont fait des pages entières ; tous les gosses de banlieue voulaient rentrer au Palace et passer des nuits blanches. Cette période a constitué changement dans la société française devenue plus diversifiée, plus riche, mais encore figée socialement. Fabrice Emaer nous déroulait le tapis rouge en permanence ; il organisait des dîners sublimes, des soirées, des bals ; on ne dépensait jamais un sous ; il nous traitait comme des rois. Il disait : « Pour faire vivre l’esprit du lieu, il faut qu’il y ait une bande. » Paquita officiait comme chef du bar au rez-de-chaussée. Pacadis, puisqu’il écrivait, était entretenu à grands flots de bouteilles de Whisky. Nous étions : reconnus, entretenus, distraits, loués. Il fallait que l’on organise des soirées, que l’on se déguise, qu’on participe à tout. C’était… très bien ! Quand on a 25 ans, on trouve que c’est une vie idéale, parfaite ; nous avions perdu tout contact avec la réalité…

Comment avez-vous connu Andy Warhol ?

J’ai connu Andy Warhol en 1976 grâce à un ami, François Wimille – le cousin d’Inès de la Fressange -, un rejeton de la grande bourgeoisie française marié à Catherine Breillat, la cinéaste. François était un être formidable ; un grand bourgeois déclassé, très beau, incapable de rien faire mais très doué pour la conversation. Il était parti en stage à New York dans la banque familiale – la banque Lazard – pour soi-disant y faire des études de banquier. Évidemment, il s’est fait virer car il passait son temps à la Factory et au Mineshaft, en pleine période cuir/BDSM/hard ; où il est devenu copain avec Robert Mapplethorpe ; il était psychanalysé par Jacques Lacan et il suivait les cours de Foucault au Collège de France. Tout cela était très « convenable » mais il a quand même fini par s’installer chez moi après que sa femme, Catherine, l’ait viré. Andy Warhol a donc fait une exposition à Paris et François me l’a présenté. J’ai plu directement à Andy ; je lui rappelais probablement sa jeunesse de dessinateur commercial ; il s’est entiché de moi ; tout allait très bien. Le travail d’Andy m’inspirait déjà quand j’étais étudiant. C’était un rêve qui se réalisait. Et c’est comme cela que j’ai commencé à travailler pour Interview en tant que photographe et chroniqueur mondain.

Pourquoi avoir sorti votre livre « Ultralux » ? 

Un éditeur s’intéressait à mon travail et m’a proposé de faire un livre avec mes illustrations. J’ai demandé à Yves [Adrien] de rédiger les textes pour accompagner les images, ce qu’il a accepté de faire. Andy [Warhol] a fait la préface. On a fait une grande fête au Palace pour la sortie du livre. Je n’ai jamais été aussi défoncé que ce soir là ; c’est un beau souvenir. J’étais sur un nuage. 

Pourquoi avoir demandé à Yves Adrien de participer à « Ultralux » ?

Yves Adrien était un notable dans notre univers, un poseur, un homme à femmes, un dandy très affecté, très maniéré, qui prenait son temps pour parler. Il était toujours digne, même défoncé, affichant en permanence un air de grand maharaja offensé. Je me souviens de lui comme d’une personne loquace, capable de tenir des propos abscons pendant des heures sur des sujets invraisemblables ; une sorte d’écrivain très XIXème siècle dans sa manière d’être. Ses textes pour mon livre sont étincelants et illustrent parfaitement bien l’époque. Malheureusement, il n’a jamais réussi à passer du journaliste brillant qu’il était au grand écrivain qu’il aurait dû être, de la même manière que j’ai échoué à passer d’illustrateur connu à artiste célèbre. Il s’en est fallu de peu pour qu’il ne le devienne. Sinon, je me rappelle de « Novövision » comme d’un livre assez pompeux, assez prétentieux, aujourd’hui probablement illisible ; je doute que cela ait très bien vieilli. Mais il a encore ses fans, les années 80 sont séduisantes pour les jeunes de l’an 2000. Lui et moi nous parlons très peu. Yves était, aux dernières nouvelles, dans une nouvelle phase de disparition jusqu’en 2016, je crois.

Pourquoi avez-vous photographié votre époque aussi intensément ?

Je sortais presque toujours avec mon appareil, que je portais presque comme un accessoire de mode. Warhol lui-même ne sortait jamais sans prendre avec lui un appareil photo. Et puisqu’il était une référence absolue, je le faisais aussi. J’utilisais un petit Minox doté d’un autofocus assez approximatif ; c’est d’ailleurs pour cette raison que la moitié de mes photos sont floues. Mes photos étaient au départ honnêtement assez médiocres – je n’ai jamais appris formellement la photographie – mais photographier au flash dans des soirées, tout le monde en est capable. Il faut juste être là au bon moment. Je cultivais une esthétique particulière, celle de l’amateur distingué et désintéressé.

Vous pensiez déjà en faire un livre ?

Non, absolument pas. C’était pour moi comme des photos de famille sans intérêt. Je n’ai compris que 20 ans après qu’il existait un intérêt documentaire concernant l’époque du Palace, quelque chose relevant de la micro-histoire illustrée par des images. Je disposais d’une documentation photographique importante concernant ces années là, certes très inégale en terme de qualité, mais très représentative de notre groupe à la mode. J’ai fait ça avec un vrai regard d’artiste, pas comme un truc de paparazzi. Et j’ai mis dix ans à le faire. Ça a donné « Une dernière danse ». C’est difficile de trouver le ton juste pour parler d’une époque trente ans après. Karl Lagerfeld l’a pourtant très bien réussi dans la préface du livre. Les images le font naturellement.

Que retenez-vous ensuite de la décennie 1980 ?

Le début des années 1980 s’est merveilleusement bien passé : le Palace était ouvert tous les soirs, nous n’avions pas de problèmes financiers, la fête battait son plein, et ce jusqu’en 1985, quand tous mes amis ont commencé à tomber malade, quand économiquement tout est devenu un peu plus difficile pour moi, quand mes illustrations ont commencé à passer de mode. François Wimille est mort du Sida. Dominique Gangloff aussi est décédé, mais d’une overdose. Puis beaucoup d’autres ; la fête était finie. Les conséquences des drogues et du sexe sans limites ont été comme une douche froide pour nous, les survivants. Tout le monde en a eu marre du Palace, de la musique disco, de cette façon superficielle de vivre ; c’était la fin d’une période. Personnellement, j’ai eu de la chance de ne pas avoir de problèmes trop importants avec la toxicomanie et le sexe, même si je fumais encore beaucoup de joints. J’en suis juste sorti avec une hépatite C, sans doute à cause d’une paille contaminée que l’on utilisait tous à tour de rôle pour prendre de l’héroïne ou de la coke. J’ai eu de la chance même si ça n’a pas été facile de se débarrasser du virus.

Étiez-vous encore illustrateur ?

Non. Mon style rétro et hyperréaliste a été vite démodé, fini, envolé… hop, disparu ! Plus personne. Je suis ensuite devenu directeur artistique du magazine « Égoïste », une publication plutôt mondaine, snob, qui ne sortait pas très souvent, moins souvent que sa directrice, une femme géniale. C’était une très belle publication, réalisée avec la participation de photographes comme Helmut Newton ou Richard Avedon. Puis, j’ai enchainé comme directeur artistique chez Vogue, pas très longtemps. J’ai fait de la peinture monochrome, pendant quelque temps, sans grand succès ; je n’étais absolument pas doué pour vendre mes produits. Pareil pour la photographie d’art. Plusieurs fois, j’ai changé de style, mais rien n’accrochait. Autant dans les années 1970 tout me semblait facile, tout ce que je touchais, tout ce que je faisais, les gens trouvaient ça formidable, autant tout d’un coup, tout mon travail est devenu invisible. Depuis, ça va mieux, je suis réapparu. Je refais des dessins numériques mais le métier d’illustrateur tel que nous le pratiquions a disparu, comme la sidérurgie en Lorraine et les concierges.

Avez-vous quelques regrets ?

J’ai des regrets, même si, objectivement, je me suis beaucoup amusé et que je ne devrais pas en avoir. J’ai eu une jeunesse excessive et gâtée, je suis passé au travers du Sida et de l’héroïne et je ne suis ni mort, ni ruiné, ni fou. Je ne veux pas me plaindre de ne plus avoir 20 ans, ça n’aurait aucun sens. J’ai même la chance de bien vieillir. Mais j’ai quand même envie de me plaindre d’avoir été peu soucieux, de n’avoir rien économisé du tout, d’avoir brûlé tout ce que je gagnais pour évoluer dans un milieu social très franchement au dessus de mes moyens ; même en tant qu’illustrateur à la mode, je ne gagnais pas des fortunes. J’aurais dû faire plus attention aux choses matérielles mais ce n’était pas l’esprit de l’époque ; on s’en fichait. Andy Warhol m’a donné quelques dessins ; j’aurais pu essayer de collectionner des œuvres d’art. Mais aujourd’hui, avec 700 euros de retraite chaque mois, ce n’est pas formidable. Pour être honnête, au Palace, nous étions d’anciens gauchistes qui s’étaient embourgeoisés; nous fréquentions les gens du monde et les riches, certains parmi nous s’en sont d’ailleurs très bien sortis. Pour moi c’était, bien sûr, la revanche sociale de l’enfant de la bonne du 6ème étage. Mais nous n’étions que des parvenus bien provisoires. Les modes et les gens passent mais l’argent et le pouvoir, et les familles qui en ont, ne changent pas beaucoup. Je ne m’intéressais pas du tout à l’argent alors… nous avons suivi des chemins différents. Et aujourd’hui, je ne suis plus que le reflet très lointain de celui que j’étais il y a 40 ans. Lui, le jeune moi, n’aurait pas éprouvé le moindre regret. Et il aurait été bien satisfait de la chance qu’il a eue dans la vie.

3 Réponses

  1. serge kruger

    lu et approuvé: malgré je ne sais plus meme quelle mauvaise raison d’être devenus distants (si ce n’est quelques quolibets systématiques de Philippe devant toute idée « évolutive » que j’aie pu tenter de développer) , j’aimais avec tendresse et un perpétuel amusement ce très chic type brillant et simple, avec ses idées certes un peu courtisanes, mais toujours vives et sincères…Comme cet interview dont je salue la sobre intégrité…. Merci de tant de merveilleux moments .

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