Robin Coudert, alias Rob, est né en 1978 à Caen. Ce musicien atypique m’a accordé un entretien dans son studio situé Porte des Lilas, au milieu d’une multitude de vieux synthés.

Robin Coudert

Robin Coudert, alias Rob, est devenue une référence dans l’univers très fermé des musiques de film. Auteur, chanteur, compositeur, producteur, il sort en 2001 son premier album « Don’t Kill » sur le Label Source (Daft Punk, Air, Phoenix, etc.) et son second « Satyred Love » en 2002.

Après avoir bosser avec des pointures comme Sébastien Tellier et Phoenix, il s’oriente vers le cinéma et sa musique. Il enchaîne alors les longs métrages d’auteur avec « Belle Épine », « Jimmy Rivière », et des comédies plus mainstream comme « Radiostars » et « Populaire » (nommé au César de la meilleure musique). Tout simplement parce qu’il adorait ça, Rob s’est ensuite tourné vers le ciné d’horreur.  Rob, c’ est le gars derrière la B.O du complètement taré « Maniac » ou encore « Horns » d’Alexandre Aja. On a voulu en savoir plus sur le personnage, on est donc allé lui rendre visite dans son studio Portes de Lilas.

Comment êtes-vous venu à la musique de film ?

Au départ la musique de film n’était pas une volonté, même si rétrospectivement tout m’y amenait. Ce que j’écoutais enfant c’était pratiquement que de la musique pour l’image. Les belles musiques de dessins animés, comme « Les Cités D’or» de Shuli Levy et Haim Saban, avec beaucoup de synthés, ont marqué toute ma génération. Cadet d’une fratrie de quatre enfants, j’entendais ce qu’écoutaient mes frères. Je me souviens ainsi de la musique du « Bal des Vampires », de « Mission ». J’ai vu « Dune » à six ans avec la superbe BO de Toto ; un autre des traumatismes musicaux de mon enfance a été la musique de Nyman pour « Meurtres dans un Jardin Anglais ». Elle me perturbe encore aujourd’hui. La musique de film c’est une musique en fait qui me hante inconsciemment depuis que je suis enfant.

Vous baigniez-donc dans un univers musical ?

A huit ans j’étais au conservatoire et je jouais de la trompette. C’est un instrument très ingrat. J’ai joué de cet instrument parce qu’on n’avait pas besoin de passer par la classe de solfège. Mais en fait je n’ai jamais apprécié cet instrument. Comme j’étais d’une constitution fragile je n’ai pas pu continuer et mon père m’a acheté un synthé et là ça été la révélation. Je devais avoir 11ans et c’était fantastique. Mon grand frère était guitariste et son univers c’était plutôt gothique, hard rock et films d’horreur. Il a fait mon éduction musicale. Il a commencé par Thiéfaine, puis hard rock, jazz rock, jazz funk, puis jazz, tout cela dans une musique assez haute gamme. Aujourd’hui il est très connu par les collectionneurs de disques à « La Dame Blanche » à Paris, un magasin de vinyles les plus pointus de la capitale. C’est lui qui m’a initié à la musique de genre. Comme il était guitariste, c’est lui qui m’a appris à jouer dans un groupe, il a amené toutes sortes d’instruments à la maison ce qui m’a permis aujourd’hui d’en jouer plusieurs. Ma mère a une sensibilité musicale très poussée, elle chantait dans une chorale et je me souviens qu’elle avait participé à un spectacle Xenakis, ça m’a élargi mon spectre musical.

Vous vouliez en faire votre métier?

La musique c’était le plaisir d’en faire, de l’amitié, de jouer en groupe. J’ai eu plusieurs groupes, un de hard rock, puis de funk. On s’est retrouvé à être douze sur scène, avec une section cuivre, percus et c’est à ce moment que j’ai commencé à m’amuser avec les synthés. J’avais un Rhodes, un MS20, le groupe sonnait assez bien. Ca s’est fini dans l’amour et le sang à la fin de l’adolescence…Le conservatoire m’avait dégoûté, j’avais arrêté le solfège rapidement, je me voyais plutôt faire de l’histoire de l’art, d’appendre des techniques de la peinture, de la phogravure, de la photo… Je voulais être peintre. J’ai fait les Beaux-Arts de Paris. J‘y suis entré très tôt, à dix neuf ans. C’était pour moi un monde où je ne me sentais pas bien, c’était trop grand; j’avais une vision naïve, la vie de bohème de l’artiste, l’atelier où j’étais, n’était pas fait pour moi. Le seul où je me suis senti bien c’était celui de la photogravure. J’ai eu de grave ennui de santé et j’ai tout abandonné sur place, mes peintures, mes pinceaux et je me suis mis à faire de la musique underground. J’ai vécu à ce moment là, la vie de bohème comme je me l’imaginais, celle des peintres ! Jour et nuit dans un appartement de fonction où je vivais d’une manière illégale, je pouvais m’adonner à la musique. J’avais accumulé pas mal d’instruments. Les Phoenix que j’avais rencontré à l’époque de l’orchestre Funk m’avaient prêté un enregistreur à bande. C’était une vraie période de jeunesse artistique. C’est là que j’ai composé mon premier album.

Qui l’a produit ?

C’est Source Virgin que j’avais connu par Phoenix ; Le deal était de sortir des compil’ de jeunes musiciens. Ils appelaient ça les compil’ Source Lab. Plusieurs groupes avaient été ainsi lancés, là il cherchait la nouvelle génération. Phoenix, Sébastien Tellier étaient dedans, il n’y a pas beaucoup de noms qui ont perduré, moi j’y étais aussi. C’est à ce moment que je me suis appelé Rob, mais je n’avais aucune conscience de ce que cela impliquait, car au bout d’un an j’étais produit ! A cette époque c’était la pente descendante de la French Touch, les dernières belles années. Après un premier album avec un budget quasiment illimité, j’avais 22 ans, j’ai signé un contrat avec 500 000 francs d’enregistrement et autant pour la promo ! Pour le crevard que j’étais c’était inespéré. Moi, passionné de musique de film, de musique expérimentale, et de pop seventies j’ai eu tous les moyens rêvés pour faire cette musique là ! J’avais décidé de tout faire sur bande et sans ordinateur, tout en direct !

Résultat ?

Magnifique, splendide ! Album mythique parce qu’aucune concession commerciale et très peu vendu, totalement incompris ! Trois ans après Source a coulé à cause de leurs prises de risques et de l’effondrement de l’industrie du disque. C’était un album dans la ligné de Air, de la pop instrumentale. Mais là où eux étaient plus lounge, exotica, easy listening, ce qui plaisait aux anglais, moi j’étais plus rock. C’était une musique classée mauvais goût. Je n’avais aucune conscience de ce que j’avais fait, je n’avais pas de recul, on me parlait de Pink Floyd alors que je n’avais jamais entendu ce groupe ! J’avais quelques bons retours quand même et moi j’étais content de ce que j’avais composé.

« Don’t Kill » a été fait de manière artisanale, je joue de pratiquement tous les instruments. Le résultat est étonnant. J’ai enchaîné un deuxième album « Satyred love » en même temps que mon deuxième pneumothorax ! J’étais bien cassé. J’avais décidé de faire que des chansons, des histoires d’amour un peu salaces. La boîte a coulé aussi sec, donc le disque est pour le compte ultra mythique, il n’est jamais sorti !

Suite à cet échec tout devait être compliqué je suppose ?

Oui, retour à la bohème ! Sauf que j’avais connu des moyens de production fabuleux. C’est à ce moment que j’ai pris du recul par rapport à ma musique et au milieu professionnel. J’ai tout connu au bon âge parce que c’était la jeunesse. C’était le moment, avec ma femme et le fric qu’on me donnait, de pouvoir partir où on voulait ! On en a beaucoup profité ! Suite à cet échec j’ai eu ma période RMI, appartement avec cuisine dans le placard, mais la musique ne m’avait pas quitté. Je connaissais pas mal de gens dans le milieu et j’ai toujours pu continuer à composer. C’est à cet époque que j’ai rencontré Jack Lahana, mon ingénieur du son, mon partenaire depuis ; c’est lui qui a mixé l’intégralité de mes disques. Ensemble on a expérimenté tous les studios qu’on nous prêtait. J’ai enregistré pendant trois ans des heures et des heures de musique. C’était une grande période de disette et d’expérimentation, d’intensification de la musique. Maintenant que je n’en vivais plus, j’en avais toujours envie, donc c’était une période heureuse en définitif ! J’ai fait plein de petits boulots, dont ouvreur dans un cinéma au Gaumont Grand Ecran, place d’Italie, c’était une salle qui attirait des passionnés, j’ai vu un public spécial quand on a projeté le Seigneur des anneaux. Travailler dans un cinéma c’était intéressant, vu la suite de ma carrière. J’ai aussi était pianiste pour Sébastien Tellier. Lui s’en était mieux sorti et on faisait des cabarets ensemble. On a fait l’ouverture du Baron, c’était assez marrant. Sébastien faisait des sortes de happenings et en même temps sa musique était très belle, c’était très émouvant. Mais parfois c’était dur de le soutenir artistiquement et humainement. On a fait pas mal de voyages, on a fait des concerts avec Tony Allen, un des meilleurs batteurs du monde. Phoenix m’ont proposé de les rejoindre sur scène. Une belle proposition pour une grosse tournée. C’était en 2006, je me suis marié et je n’ai pas arrêté de voyager. Ca m’a permis de me refaire financièrement. C’est à ce moment là pendant que ma femme faisait des études de réalisatrice à la FEMIS que j’ai côtoyé la nouvelle génération du cinéma français, d’où Rebecca Zlotowski, d’où Teddy Modeste mais aussi un label qui s’appelait Institubes. C’était un label de technorap expérimental, pas du tout mon genre, mais qui avait à l’époque un directeur, directeur artistique qui s’appelait Jean-René Etienne, curieux et intelligent qui aimait ma musique ; il la connaissait lui ! Je lui ai donc dit que j’avais des heures et des heures de musique. Il a écouté et c’est ainsi qu’est né l’idée du dodécalogue, un projet hors format, donc pas de contrainte de durée, pas commercial. Le principe était de livrer un disque par mois, pendant un an, d’où le titre. On a greffé un contexte biblique pour se donner une ligne artistique, mystique, histoire de se marrer, d’où des pochettes magnifiques, des noms de morceaux. J’ai exploité tout ce que j’avais composé pendant quatre ans en le remaniant, en le remixant, en rajoutant des morceaux. Il s’est vite avéré que le rythme était intenable et que cela coûtait très cher, car ma vision artisanale de composer de la musique l’était. Sortir 12 disques d’un artiste qui n’avait jamais cartonné entraîna la fin du label !

Vous êtes un artiste dangereux.

Un label c’est fait pour prendre des risques, de couler, je suis fier de ne pas avoir le profil pour une major ! J’ai de la chance de ne pas avoir de succès discographique ! Dès qu’on a du succès, après on est foutu ! Si tu fais quelque chose qui plaît au public, tu es obligé de refaire la même chose ensuite et c’est la fin d’une carrière artistique ; donc moi je n’ai pas ce profil là, Dieu m’en préserve ! En revanche j’ai sorti énormément de disques qui plaisent à un public de connaisseurs, de gens qui aiment chercher la différence. Je pense que ce public est sensible à ma sincérité. C’est à cette époque que j’ai commencé à travailler pour les autres. J’ai produit l’album d’Alizée, mais j’ai fait pire par exemple l’album de Melissa Mars une des chanteuses de la comédie musicale Mozart, j’ai fait aussi des albums pour Zaza Fournier…

Revenons au cinéma.

Ma première musique de film a été pour le court-métrage de ma femme, Maria Larrea. C’est « Pink Cowboy Boots » où je joue dedans ainsi que Sébastien et Camille Lagache qui chantait dans mon premier album. Puis Rebecca Zlotowski m’a demandé si je ne voulais pas faire la musique de son film. Moi toujours prêt à de nouvelles expériences, j’ai accepté. Lorsque je parle de musique, mes références sont toujours des images. Si je parle de guitare classique c’est « L’ Arme Fatale », ma musique est toujours synonyme d’émotions, je n’ai jamais fait de musique pour danser, pour faire la fête, c’est toujours une musique qui parle de déceptions amoureuses, la perte d’un proche, l’ennui, des choses abstraites. Pour les gens qui travaillent l’image, ma musique leur parle. Rebecca m’a donc proposé son film puis très vite un réalisateur de la même promo m’a demandé de composer la musique du sien. Je me suis trouvé à avoir à faire en même temps le décalogue, la tournée de Phoenix et deux longs métrages. C’était le début d’une période fantastique qui n’a pas cessé depuis.

Comment avez-vous travaillé avec ces deux jeunes réalisateurs ?

Comme c’était leur premier long-métrage et moi ma première BO, on a beaucoup parlé de l’idée du film, après on a parlé du scénario, après des rushes, j’ai participé à tout le processus. C’était passionnant parce que c’était des films d’auteur, le premier, donc beaucoup d’eux-mêmes. J’ai travaillé sur les deux simultanément. « Belle Epine »le film de Rebecca est très rock, fin seventies alors que « Jimmy Rivière » est musique plus planante, style Popol Vuh. Les deux réalisateurs ont des manières de travailler très différentes. Rebecca demande des musiques très spéciales, revient en arrière, puis change d’avis, le montage bouge beaucoup alors que Teddy avait une vision plus stable du film, il savait exactement ce qu’il voulait. C’était un rythme de travail assez fou.

Question budget ?

C’était des films de réalisateurs qui sortaient de la FEMIS, grâce au CNC il y avait de l’argent que je ne gérais pas à l’époque, je crois que c’était les plus petits budgets que j’ai jamais eu. Mais comme je travaillais sur plusieurs projets dont ceux pour Institubes tout passaient chez Institubes, une petite magouille. J’aime travailler sur plusieurs projets en même temps et les réalisateurs n’aiment pas ça, ils pensent qu’on ne se concentre pas si on travaille ainsi. Moi ça me permet de tenir financièrement et artistiquement.

Et au niveau instruments vous aviez ce que vous vouliez ?

Oui j’ai eu de vrais instruments mais il n’y avait pas de corde. L’orchestre est venu plus tard dans ma carrière. Ces deux premiers films n’ont pas eu un grand succès, Bel Epine un succès critique, par contre Radiostars a eu un joli succès, avec une musique totalement différente. C’était un film plus commercial très réussi et j’ai appris à travailler ce coup-ci avec un producteur Alain Attal. C’est lui qui va le vendre et gagner de l’argent, donc il met son nez partout. Contrairement aux films d’auteurs où on se permet une expérimentation, là il faut que tout soit calibré par rapport à un public et donc la musique doit être en parfait accord avec la situation, soit au niveau de la vanne qui est dite soit au niveau de l’émotion qui est exprimée. Plus on nous ajoute de contraintes, plus ça nous force à nous dépasser et il n’y a rien d’avilissant dans cette méthode. Romain Levy avait une vision très américaine de son film, style Judd Apatow, les frères Farrelly. Travailler une comédie c’était difficile pour moi qui ne ris jamais !

Comment êtes-vous venu sur Maniac ?

Aja était aux Etats Unis et il m’a téléphoné. Il avait vu « Belle Epine », avait adoré, il voulait une musique dans ce style, des ambiances nocturnes, il aimait Tangerine Dream.

Je suppose que vous n’aviez pas écouté la musique de Chattaway du premier Maniac ?

Non surtout pas. J’ai vu le film après, qui est totalement différent de celui d’Aja. Je connaissais de mon enfance la pochette terrible et culte de Maniac qu’avait mon frère. J’ai regardé les films d’Alexandre, comme « Piranhas », « La Colline a des Yeux », J’ai aimé, séduit par le côté dégueulasse des images et je me suis dit que ça devrait être formidable de faire de la musique pour de telles images !

Souvent dans ces films de genre la musique est « pléonasmique » ?

Oui, j’ai fait ce constat et si Alexandre m’a appelé c’est pour que je fasse quelque chose de différent, comme souvent les autres réalisateurs. Son idée c’était d’avoir des musiques profondément sentimentales puisque c’est ma spécialité. Il m’a parlé tout de suite de caméra subjective et j’ai compris à la lecture du scénario qu’on allait être dans la peine, la tristesse du personnage. J’ai fait une musique comme si c’était l’histoire d’un enfant abandonné qui cherche sa maman dans la forêt, une musique hyper triste, sentimentale, nostalgique, avec aussi des passages violents. J’ai acheté des synthés que je rêvais d’avoir et je me suis enfermé pendant 15 jours avec le scénario et j’ai produit l’intégralité de la BO comme ça. Je lui ai envoyé juste avant le tournage et il a apprécié. Ensuite il m’a envoyé les rushes, qui étaient souvent des plans séquences, vu le principe de la caméra subjective, et je plaçais la musique dessus et ça fonctionnait ! Il fallait beaucoup de musique ; A ce jour c’est une des mes expériences musicales les plus passionnantes.

Avec « Horns » ça était aussi passionnant ?

Deuxième travail avec Alex, mais là ambiance business américaine, il y avait plus d’argent mais moins de liberté ; « Horns » c’est un conte, c’est de l’aventure fantastique, pas un film d’horreur. C’est un film très romantique, il voulait un score à l’américaine mais avec une couleur originale. Alex, c’est un infiltré, c’est le Français à Hollywood ! Donc j’ai composé une musique très romantique, avec des violons un peu partout, du piano. Je suis un piètre musicien, je suis autodidacte. Je me sers de l’orchestre comme d’un synthé, comme un instrument. J’avais 70 musiciens avec un orchestre de Macédoine. J’ai fait appel à un orchestrateur, car je ne sais pas écrire.

Et alors ces rapports avec le studio américain ?

Il y avait un vrai malentendu ! Au final la rencontre est sublime mais en fait on ne se comprend pas. Ils ont une vision d’un Français qui va leur faire une musique originale, romantique, et en même temps il faut que ça sonne blockbuster, il faut que ça passe les screen tests, il faut que ça soit efficace mais avec ta touche. Entre le producteur, le réalisateur et moi, le musicien, il y avait une incompréhension totale; le producteur avait engagé Radcliffe, Harry Potter ! et il voulait le positionner dans une nouvelle carrière ! Si je mettais de la musique romantique, lui il voulait que ça fasse peur ! On a eu 21 versions de montage ce qui a été une expérience très pénible pour Alex et pour moi. Je devais couper dans les musiques ce qui ne rimait plus à rien. Le résultat en a souffert. Le film au final est un grand n’importe quoi. Quand j’écoute la musique de « Horns » j’ai l’impression que ce n’est pas moi qui l’ai écrite !

« Populaire » ?

Il a bien marché, mais le film était trop cher, très réussi. J’étais en co-composition avec Emmanuel D’Orlando orchestrateur entre autre d’Eric Neveux. La musique a été nommée au César en 2011 !

Et la même année il y a eu « Grand central ».

Qui a bien marché, deuxième collaboration avec Rebecca.

La musique a été remarquée en tout cas.

Parce que Rebecca sait bien l’utiliser et c’est un vrai atout pour ses films. Pas simplement pour le récit, mais un plus remarquable. Elle est très forte pour me pousser aussi ; elle m’a amené à faire une musique que jamais je n’aurai pensé pouvoir composer ; l’idée était de faire vivre la centrale comme une vieille machine humaine. C’est tout simple, mais à mettre en musique c’était intéressant. Ensuite j’ai fait d’autres films, films mythiques car personne ne les a vu ! « Tristesse Club » de Vincent Mariette, film d’auteur, de la FEMIS, un peu chiant, mais avec des aspects surréalistes et les rapports entre les personnages sont inattendus et ma musique est très originale !

Et Aujourd’hui ?

Une série avec Eric Rochant pour Canal+ et le prochain film d’Alexandre Aja, « La Neuvième Vie de Louis Drax » un film transgenre, avec une musique rappel à l’enfance, avec toujours des citations de « Mission », du «  Bal des Vampires » des musiques de « Moroder », le must quoi. Le principal il faut que ça me parle !

A propos de l'auteur

Réalisateur, journaliste

Une réponse

  1. philippe Foulier

    découvert Robin a l occasion des films de R.Zlotowski..; un talent plus que prometteur, avec une écriture qui n est pas sans rappeler l’influence de Chostakovitch..et…sa valse
    a suivre impérativement

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