Adrien Leprêtre, petit claviériste chez les Concrete Knives est à l’initiative de SAmBA de La mUERTE : un projet de folk un peu dark. Il avait d’abord sorti discrètement un premier EP en mars 2012, suivi par le trop court « Secret » où l’on pouvait entendre une reprise lancinante de « My Kind Of Woman » de Mac deMarco.

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SAmBA De La mUERTE revient avec « 4″ et prend de l’ampleur : cinq titres de folk suaves et mélancoliques qui parlent d’amour naissant et d’amis pas là. L’EP commence sous des faux-airs de balade pleine de sable et on entend que trop tard cette gravitude douce et amer que même quelques tambourins ne pourraient contrarier.

Adrien s’est mis à l’écriture seul, entre deux poses à Caen de sa folle tournée avec Concrete Knives. Histoire de s’amuser, il a recruté quelques-uns de ses potes pour lui tenir compagnie sur scène : Corentin à la guitare, Martin à la basse et Gabriel, son colocataire aux percussions.

Nous avons rencontré Martin et Adrien au café des Ondes, près de la maison de la radio pour qu’ils nous parlent de « 4 ». Les deux musiciens sortent fraîchement de l’émission « On va tous y passer » (France Inter) où ils ont croisé Arielle Dombasle, qui « était belle avant ».

Est-ce que vous pouvez nous parler du nom du groupe : SamBA De La MUErte ?

Adrien : Le nom je l’ai trouvé dans un morceau de Gablé. Et vu que j’aime beaucoup ce groupe, c’était un petit hommage. Après je trouve que SAmBA De La mUERTE ça correspondait bien à ce qu’on fait. La samba pour le côté un peu musique festive/transe et La Muerte pour le côté plus sombre.

Pourquoi tu n’as pas écrit ces morceaux pour Concrete Knives ?

Adrien : Il y a un mec au centre du groupe qui a le dernier mot sur la composition donc tu peux pas toujours faire ce que tu veux. Au début, quand j’ai commencé à les écrire, je pensais vraiment que ces titres allaient être pour Concrete, mais très vite j’ai compris que ce n’était pas la même atmosphère. Pour moi, monter un nouveau projet ce n’était pas quelque-chose que je voulais faire absolument. Ça s’est fait petit à petit, assez naturellement.

Pour vous est-ce que c’est important le nom donné aux morceaux/EP pour délivrer un sens ou communiquer une idée, une atmosphère au public ?

Adrien : Pour le nom de Ep : « 4 », ça a vraiment un sens par rapport aux morceaux que j’avais écrits. J’essaye déjà de mettre du sens pour moi, après les autres… Après pour les morceaux, c’est souvent juste un mot qui va correspondre à ce que dégage la musique.

Martin : C’est surtout Adrien qui s’occupe de ça. Après Gabriel, Corentin et moi on est plus sur un travail de ré-interprétation des titres pour le live. Ce qui explique que les lives ne ressemblent pas trop aux morceaux enregistrés.

C’est quoi la différence entre les deux versions ?

Adrien : Les chansons en live sont plus brutes. Sur scène on a deux guitares, un clavier, une basse, des percussions et un pad. C’est donc plus direct avec moins d’arrangements. Il y a un morceau par exemple que je trouve beaucoup plus réussi en live : Sahara.

J’ai lu que « Sahara » c’était justement ton titre préféré ? Ça parle d’une histoire d’amour c’est bien ça ?

Adrien : En live, c’est très énergique, c’est celui qu’on a le plus transformé. Je n’avais jamais joué comme ça avant et j’en avais toujours rêvé. Ce titre est aussi particulier, car il parle de ma copine et de notre rencontre. J’ai un peu transformé le nom pour pas qu’on la reconnaisse mais je crois que ça marche pas, elle se fait griller quand même…

C’est une sorte de déclaration d’amour.

Adrien: Pas vraiment, ça parle plutôt de notre rencontre. Je dormais plus à ce moment-là. Enfin quand je dormais, je rêvais d’elle tout le temps. Je voulais écrire un truc sur ce sentiment-là.

Quand as-tu composé les morceaux de « 4 » ?

Adrien : Je l’ai écrit entre le printemps dernier et cet été à Caen, dans ma chambre. Je l’ai terminé en août. Les morceaux me sont venus petit à petit par rapport à ce que j’écoutais mais surtout ce qui se passait dans ma vie. Le nom de l’EP se rapporte à 4 éléments de ma vie de cette année qui ont été assez importants.
« For my friends » par exemple, je l’ai écrit à un moment où je tournais beaucoup. J’avais plus trop de vie avec mes potes… Au lieu de leur envoyer une lettre, je leur ai écrit un morceau.

Vous avez enregistré dans un studio ?

Adrien : Non non, on a fait ça à Caen dans ma chambre (rire). Le studio c’est pas vraiment mon truc. Déjà avec Concrete Knives on n’avait pas eu une expérience extraordinaire. Je me suis rendu compte que je faisais des trucs mieux dans ma chambre qu’en studio. Je n’ai pas besoin d’avoir du matos à fond. Je préfère faire ça chez moi : ça me permet de pouvoir tester plus de choses et de faire avancer le morceau dans des directions imprévues.

C’est quoi la suite pour SAmBA De La mUERTE ?

Martin : Tourner, rencontrer des gens cool, s’amuser. Ce qu’on arrive plutôt bien à faire pour le moment.
Adrien : Oui bien sûr rencontrer des gens. L’album on y pense mais ce n’est pas pour tout de suite. Je vais bientôt me pencher dessus dans ma chambre… À Caen toujours.

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Samba-de-la-Muerte-4SAmBA De La mUERTE
« 4 »
Combien Mille records
Sortie le 25 novembre 2013

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