Alors que les basketteurs Australiens étaient logés en première classe, les basketteuses, avaient l’immense honneur de voyager en classe économique. Une pratique sexiste apparemment assez courante chez les sportifs de haut niveau.

« Lorsqu’une politique débouche sur une inégalité entre les sexes, nous ne pouvons évidemment pas continuer ainsi« a déclaré  le directeur de la fédération australienne de Basket, Scott Derwin. Les responsables du basket-ball australien ont  revus leurs positions après avoir été vivement critiqués pour avoir placé l’équipe de basket masculine en classe affaires alors que l’équipe féminine voyageait en économie, lors du vol vers Londres pour les JO.

«Je mets en place une révision de notre politique de voyage pour les JO, avec pour objectif de s’assurer d’une égalité entre les femmes et les hommes lors de leurs déplacements pour les prochains JO», a-t-il ajouté.

Ironie du sort, l’équipe féminine australienne est une des deux meilleures au monde. Non pas que les équipes plus ou moins nul méritent de voyager en classe éco, mais d’après Kristina Keneally, qui succédera le mois prochain à Scott Derwin, « dans ces circonstances, la disparité est d’autant plus troublante ».

Pourtant ce n’est pas une pratique récente.  Bernie Harrower, le père d’une des joueuses de l’équipe de basket australienne a confié à la radio nationale ABC : « Les filles ont toujours volé en classe économique, où qu’elles aillent, et les garçons en classe affaires.« 

«Je suis d’avis que les voyages entrepris par les équipes devraient se faire de manière équitable pour nos athlètes masculins et féminins», a déclaré la ministre australienne des Sports, Kate Lundy, au quotidien Sydney Morning Herald paru vendredi.

Histoire semblable pour l’équipe de football féminine japonaise avait également protesté en début de semaine, pour le même problème. L’équipe féminine nipponne est championne du monde et l’une des favorites pour la médaille d’or à Londres. Pourtant elles ont également voyagé en économie alors que leurs collègues masculins, dans le même avion, étaient en classe affaires. Depuis les JO de 1996, l’Association japonaise de football fait voyager ses joueurs masculins en classe affaires, mettant en avant leur statut de joueurs professionnels.

Apparemment pour les filles, il faut gagner des médailles pour pouvoir aller en première : « Lorsque nous avons gagné la Coupe du monde, nous avons eu des billets pour la classe affaire pour notre vol de retour. J’espère que nous allons obtenir un aussi bon résultat et avoir droit ainsi au même traitement« , a commenté, ironiquement, Homare Sawa, nommée joueuse de l’année en 2011 par la Fifa.

Même si cette différence de traitement a déclenché une vive polémique en Australie, après tout, la différence entre la classe affaire et la classe économique, ce n’est que le rideau qui sépare les riches de la classe touriste. On vous sert les mêmes biscuits apéritifs dégueulasses en vous arrosant du même dé à coudre de Coca ou de jus de fruit Leader Price. La seule différence ? Vous le buvez dans un verre en ver, en ayant un peu plus de place pour poser vos fesses.

A propos de l'auteur

Co-fondateur de Roads Magazine / Responsable de la rubrique Culture (sur twitter : @BonhommeVincent) / Web Designer (plus d'info sur : vincentbonhomme.github.io/resume/)

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