Un groupe d’une dizaine de braconniers a tué un troupeau de onze éléphants, samed,i dans le parc national de Tsavo East au Kenya et ce, dans le but de revendre l’ivoire des défenses. Cette chasse macabre constitue le record national en terme d’éléphants exterminés d’un seul coup. Mais que fait Brigitte Bardot?

Elephant cow charging in defence of its calf.

« Il s’agit là du pire massacre de pachydermes dans ce pays » ont déclaré lundi des responsables kenyans. Les assaillants se sont emparés des défenses des éléphants abattus alors que le trafic d’ivoire, interdit depuis 1989, est en pleine recrudescence pour répondre à la demande croissante en provenance d’Asie.

Le braconnage et le trafic illégal de l’ivoire ont connu ces dernières années une augmentation significative qui commence à inquiéter sérieusement  non seulement le Kenya, mais aussi dans les pays de l’Afrique Orientale et Australe. A titre indicatif, au Kenya, 47 éléphants ont été tués en 2007, 94 en 2008, 204 en 2009, 177 en 2010 et 278 en 2011, selon les statistiques révélées par le Service kenyan de la Faune. Cette très nette augmentation s’explique en grande partie – et comme expliqué précédemment- par une demande croissante d’ivoire, principalement à destination de l’Asie. Comme si les nageoires de requins ne suffisaient déjà pas aux petits hommes jaunes pour bander, il leur faut désormais de l’ivoire pour se soigner…

Dans sa lutte contre le braconnage, le Kenya procède de plus en plus régulièrement à l’incinération de plusieurs tonnes d’ivoire de contrebande chaque année dans des gestes témoignant que la lutte contre le massacre des éléphants. Le trafic d’ivoire est irréversible et le pays ne peut désormais plus permettre aux réseaux criminels de détruire un patrimoine commun pour les Kenyans et pour toute l’humanité.

« Cela montre jusqu’où ces bandes criminelles sont prêtes à aller pour obtenir de l’ivoire. C’est vraiment dramatique », a écrit Paul Udo, porte-parole des services de préservation de la nature au Kenya, dans un message adressé à Reuters via Twitter.

En quelques années, le braconnage exponentiel pratiqué au Kenya a provoqué la disparition de près de la moitié des éléphants de cette région de l’Afrique.

Le problème des armes à feu

« La possession illégale d’armes à feu par les éleveurs de la région constitue une menace grave pour la conservation de la faune, d’autant plus que ces armes sont utilisées par les braconniers pour tuer les éléphants, » a déclaré le directeur de Pokot Julius Cheptei. Selon lui, « ces armes constituent une double malédiction, en ce sens qu’en plus d’être utilisées pour tuer les animaux, elles constituent une source d’insécurité qui fait fuir les touristes dans une région réputée par le tourisme, » ajoutant que le Service kenyan de la faune a pris la question au sérieux et a d’ores et déjà déployé suffisamment de gardes dans la réserve de Nasolot pour éradiquer le braconnage et réduire les conflits entre l’homme et la faune. M. Cheptei a de même précisé qu’au début de cette année, le KWS a lancé une importante opération contre le braconnage dans la zone de conservation et tué sept braconniers, comme il a récupéré plus de 150 kilos d’ivoire en plus de plusieurs armes à feu illégales.

Seulement, sans un véritable plan interétatique de repression à l’égard des braconniers, les éléphants d’Afrique semblent condamnés à disparaitre définitivement de la surface de la Terre d’ici quelques années. Plutôt que de pleurnicher pour deux éléphants de cirque en danger, pourquoi Brigitte Bardot – la mère Theresa des animaux en danger – ne s’expatrie t-elle pas au Kenya pour justement être au coeur du combat? De mémoire d’éléphant, on a jamais vu le moindre pachyderme en Russie…

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