Article réalisé et publié en collaboration avec nos amis de Still in Rock.

Koizilla est un groupe originaire de Dunedin (Nouvelle-Zélande) qui a fait paraître son premier EP en septembre dernier. Intitulé Blunder Brother, ce dernier contient 5 morceaux qui oscillent entre garage, surf et autres plaisirs psychédéliques. En téléchargement gratuit sur bandcamp (lien), il fait la part belle à une musique qui ose aller chercher quelques vieilles sonorités seventies tout en conservant un aspect inventif qui étonne dans une scène psychée parfois en mal d’inspiration.

« Child » est une excellente introduction. La partie vocale est parfaitement délivrée – dommage que le groupe n’utilise pas plus cet arrangement dans la suite de son EP – et les paroles font sens, c’est rare. « Hot Water » a pour lui beaucoup de bonnes choses : une guitare stoner, de nombreuses variations bien senties et l’excellente production qui place la voix de Zac dans les stratosphères de meilleures formations psychées. Vous l’aurez compris, ce titre est une perle égarée dans les contrées sinueuses de bandcamp.

Vient ensuite « Undercover Blunder Brother », un titre plus proche de Post Animal que les autres, comprenez là, plus proche des délires seventies que le reste de la masse sonore de cet EP. Il y a également un superbe temps mort qui ne fait jamais que renforcer l’ambiance pesante de ce morceau. C’est très bien fait, trop de groupes psychés s’en privent. Koizilla insiste sur la lourdeur du son délivré dans une dernière minute qui fera plaisir aux fans de Fuzz.

« Krill », à la King Gizzard, est un titre surtout instrumental qui semble prendre un malin plaisir à enchainer stoner et petits interludes faussement apaisés. « Sad Clown » est le petit dernier, plus nasillard et logiquement plus insistant. La dernière minute peut refroidir ceux qui détestent le glam grandiloquent, il faut dire que c’est un brin too much, mais la qualité d’ensemble de cet EP pardonne largement ce petit affront.

Au final, Blunder Brother est fun, varié, inventif – ça va avec – et souvent bien loud. Ce premier EP est une excellente nouvelle dans la sphère psychée qui reste trop peu inventive. King Gizzard, le nouvel empereur depuis « la mort » de Tame Impala, devrait se réjouir que ses rangs soient renforcés avec l’apparition de Koizilla. Que reste-t-il à faire à présent ? Sortir un premier LP qui tape d’un coup de poing sur la table et dans le visage des groupes les plus mous qui sont restés bloqués aux compilations Nuggets. Chiche ?

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