Un film de Matt Reeves avec Andy Serkis, Woody Harrelson, Steve Zahn et Amiah Miller. Sortie le 2 aout 2017.

L’histoire

César, à la tête des singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.

L’avis

Après un deuxième volet très décevant de la trilogie, Matt Reeves, Mark Bomback, les deux scénaristes, ont repris ici tous les codes des bons films de genre tels que le western (les cow boys contre les indiens), le film de guerre (les prisonniers, les travaux forcés, le manque de nourriture, le militaire hors cadre à la Brando d’ »Apocalypse Now ») pour un film assez classique et de bonne facture…

Ce film est le point de vue « pacifiste » de César. On n’oublie d’ailleurs qu’il est un singe tant il est plus humain que jamais.  Le monstre (l’est-il vraiment ?) est Woody Harrelson le militaire qui a quitté le rang pour exterminer le genre simiesque, cette race insupportable…  Il y a une idée assez originale qui est au centre du scénario mais on ne peut en dire plus ici pour ne pas spoiler le film.  Si les trucages, sont impressionnants et de très grands qualités, c’est surtout César, alias Andy Serkis (ou vice versa) qui triomphe dans une interprétation exemplaire.

Serkis en singe est un aussi grand acteur que Jean Marais l’a été dans le rôle de « La Bête », que Dustin Hoffman l’a été dans « Tootsie », Oliver Reed dans « Le Loup Garou », Christopher Lee ou Gary Oldman dans « Dracula », Travolta dans « Edna Turnblad » ou John Hurt dans le rôle de Joseph Merrick, « Elephant Man ». Serkis habite ce rôle et le costume qu’on a lui inventé, même s’il est dû aux ordinateurs, ne fait pas oublier sa prestation. La scène entre lui et Harrelson qu’on attend, comme dans tout bon western classique, est une scène entre deux supers comédiens et qu’importe que l’un d’eux soit travesti en singe ; n’est ce pas le sens des comédiens d’enfiler un costume pour jouer un rôle. Pour le jeu de Serkis, il faut voir ce troisième et dernier volet. Nous donnons ici un Oscar à César.

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