Le club brésilien Atletico Mineiro a remporté hier la Copa Libertadores pour la première fois de son histoire. L’équivalent d’une Ligue des Champions sud-américaine pour un Ronaldinho désormais dans la cour des plus grands.

ronaldinho copa

C’est la victoire qui manquait à Ronaldinho et ses cheveux au vent. Après une finale au suspens incroyable, c’est finalement son club, l’Atletico Mineiro, dans lequel il a repris force depuis un an, qui a remporté la Copa Libertadores avec 4 à 3 aux tirs aux buts face aux Paraguayens de l’Olimpia. Equivalent de la Ligue des Champions en Amérique du Sud, la Libertadores est le titre le plus important jamais emporté par le club centenaire de la ville de Belo-Horizonte. Et avec elle, Ronaldinho rentre dans le club très sélect  des joueurs ayant emporté à la fois la plus grande compétition de clubs en Amérique du Sud et en Europe (avec le FC Barcelone en 2006). Ronnie a pris sa revanche. «C’était le titre qui me manquait, a-t-il dit en pleurant. Je suis rentré au Brésil pour ça. Tout le monde a dit que j’étais fini, ils peuvent toujours parler maintenant.»

Une victoire au bout de l’effort

Et on peut dire que ce succès a été plus que savouré par le ballon d’or de 2005. Vaincus 2-0 lors du match aller par l’Olimpia, Les Brésiliens devaient réaliser l’exploit en remportant le match par 3 buts de différence. Devant 60 000 spectateurs frôlant la crise cardiaque collective, Galo, le coq, emblème qui donne à l’équipe de l’Atletico ce surnom, a offert une première mi-temps offensive qui s’est soldée par un nul. Mais à force de tenter, ce ballon a bien fini par rentrer, et toujours de manière spectaculaire. Après l’ouverture du score de Jô juste après la pause à la 46ème minute, le défenseur central Leonardo Silva, a inscrit le deuxième but égalisateur à la… 87ème minute. Un score qui leur a permis d’aller en prolongations puis aux tirs aux buts, où Victor, gardien et héros absolu de la « massa » (masse de supporters) depuis ses arrêts spectaculaires lors des matchs précédents, a stoppé net le premier tir des Paraguayens.

Les supporters en noir et blanc eux, n’étaient pas en reste. Dans un souffle commun, ils n’ont pas arrêté de scander leur espoir. Le thème de la soirée ? « J’y crois ». Des pleurs, des cris, des arrachages de cheveux, des chants à n’en pas finir, à la fin, leur amour de Galo a fini par payer. Et dans les rues de Belo-Horizonte, la fête a continué toute la nuit. Ronaldinho, s’est rappelé en pleurant du soutien qu’il a reçu des supporters autant pour son jeu que pour sa vie personnelle, lorsque sa mère souffrait d’une maladie grave : « dans le moment le plus difficile de ma vie, ces supporters m’ont pris dans leurs bras. C’est vraiment trop beau. Cette coupe c’est pour eux. »  

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