Le Seasteading est le projet d’une poignée de libéraux-libertaires américains. Ces derniers, veulent créer des sociétés modèles dans les eaux internationales, de lieux de vie hors de la souveraineté des États existants. Un projet économique et politique complétement utopique qui nous rappelle certains films de science-fiction

Les villes du futur?

Le Seasteadsing consiste à construire des villes, indépendantes les unes des autres, avec chacune une organisation politique différente. Des citoyens investiraient les lieux et seraient libre de changer de ville/politique quand bon leur semblerait. Ces « libertariens » assigneraient à chacune de ces iles une organisation politique différente et innovante. Mais derrière cette façade utopique, se cache une ultra tolérance fiscale qui rime avec belle arnaque financière. En effet, la colonne vertébrale pourrait être, surtout, la volonté d’échapper aux impôts… Sachant que Peter Thiel, fondateur de Paypal et piller de Facebook, a été le premier à mettre la main à la poche pour financer le projet, on a tendance à croire dans ce sens….

 Une arche de Noé aux aires de Wall Street

Un modèle que le fondateur du projet décrit comme une « expérimentation et une innovation de divers systèmes sociaux, politiques et légaux ». Depuis quatre ans, l’institut tente de convaincre les entrepreneurs privés d’édifier leur propre îlot, promettant de soutenir financièrement les premiers qui se lanceront. C’est sûr que niveau paradis fiscal, le dépaysement de la plateforme a de quoi faire passer les îles Caimans pour une dictature Nord Coréenne. Cependant, pour eux, le soucis est autre:

Les technologies permettant à une communauté océanique d’être autosuffisante existent déjà. On peut aujourd’hui construire des plates-formes capables de résister à des tempêtes pendant plus de cent ans. On commence à maîtriser les techniques de désalinisation pour créer de l’eau potable. Sans parler des énergies renouvelables capables d’alimenter la ville en électricité.”

Le Seasteading Institute voudrait offrir à des cobayes de la citoyenneté la possibilité de choisir la forme d’organisation politique qui leur conviendrait.  Les citoyens de tous les pays seront invités à tester l’organisation de chaque cités, avec la possibilité de passer librement de l’une à l’autre si un système ne leur convient pas. On aura le droit à quoi? Une semaine de monarchie, une d’anarchie? et enfin un mois de dictature? Patri Friedman, initiateur du projet raconte:

Je trouvais que le choix entre les différents systèmes politiques existant dans le monde était finalement assez faible,  Après avoir étudié les aspects économiques et pratiques à la base des nations, je me suis dis qu’avoir l’océan pour seule frontière de l’humanité serait la meilleure façon d’arriver à de meilleurs gouvernements.”

Cette « utopie », Patri Friedman y songe depuis longtemps. Il a notamment travaillé pour la firme Google et cotoyé quelques « binoclards milliardaires » de la Silicon Valley californienne, ce qui lui permet aujourd’hui de compter sur les fonds de Peter Thiel.  Il est aussi le petit-fils du prix Nobel d’économie Milton Friedman, grand défenseur du libéralisme et principal opposant de John Keynes.

Le project BlueSeed, un avant goût de ces îles du future

Le projet Blueseed consiste à réunir sur un bateau, les créateurs de start-up de demain dans le but de leur éviter les différents problèmes de visa et d’impôts au États-Unis. Concrètement, il s’agirait de créer une Silicon Valley flottante à une vingtaine de kilomètres au large de San Fransisco, dans les eaux internationales. Ce positionnement à l’extérieur des eaux fédérales permettrait aux futurs génies et entrepreneurs d’éviter les soucis avec le visa de travail. D’après le PDG de Blueseed, Max Marty, les « jeunes entrepreneurs » pourront choisir de payer leurs impôts où ils le souhaitent…Et ils s’en cachent pas.

Le prix de ce tour de bateau ? Environ 1 200 $ par mois pour une cabine à partager. Il faudra compter plus de 3 000 $ pour une cabine individuelle de qualité. Une fois à bord du BlueSeed, la start-up devra, bien entendu, croître et trouver des investisseurs. En gros, faire du chiffre. Une fois la boîte lancée, on dégage et on laisse la place aux autres.

Le projet Blueseed prendra corps en 2013 où 2014. D’ici là, les futurs créateurs de start-up devront prendre leur mal en patience et lancer leurs projets « à l’ancienne ».

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