Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Retour en haut

Haut

Pas de commentaire

Le vélo à pignon fixe revient

nasty cone hop1 300x199 Le vélo à pignon fixe revient

Existant depuis la création de la bicyclette, le vélo à pignon fixe revient depuis quelques années sur le devant de la scène et sort des pistes des vélodromes pour s’imposer en ville.

Partout dans Paris on en voit. De toutes les couleurs et de toutes les formes, les « fixes » débarque en ville et ce démocratise. Etant jusqu’à il y a encore peu réservé à un public d’initiés composé essentiellement d’anciens skateurs et autres pratiquants de sports de glisse avides de sensations nouvelles, il est aujourd’hui devenu un moyen de transport de plus en plus courant pour « Mr. Tout le monde. » Du côté de chez Cyclope, le premier magasin de vélos à pignon fixe en France, les deux employés Charles, Hugo et leurs amis confirme la tendance « il y a quatre ou cinq ans, on connaissait presque tout les gens qui roulaient en fixe à Paris mais aujourd’hui ce n’est plus possible. » Et pour cause, ils sont aujourd’hui plusieurs milliers de pratiquants ne serait-ce qu’à Paris.

Véritable phénomène de société

Même si le vélo à pignon fixe ne date pas d’hier, il était autrefois exclusivement utilisé sur les pistes des vélodromes et semblait condamné à y rester. C’était sans compter sur les coursiers New Yorkais. Recherchant un vélo maniable, réactif, et surtout peu fragile, le choix du « fixed gear » s’imposa très vite comme une évidence pour ces utilisateurs exigeants comme l’explique avec beaucoup de perspicacité Hugo, lui même coursier à Paris, « à cause du froid l’hiver à New York, les dérailleurs cassaient tout le temps. Rouler en fixe c’était la solution. »

Très rapidement, la tendance s’exporta hors de la Grosse Pomme et se propagea à travers les  autres mégalopoles du monde porter par quelques pionniers à l’image de Mickael Piovesan  créateur et propriétaire du magasin Cyclope  à l’origine du mouvement pignon fixe en France.

Depuis, il s’est crée un véritable microcosme fort de plusieurs disciplines hétéroclites autour de la bicyclette au pignon invariable. Bike Polo, Tricks, courses en milieu urbain, le choix est à l’image de ses pratiquants : large et varié.

Du côté de chez Cyclope, on explique qu’à l’image des jeux de sociétés, « le vélo à pignon fixe c’est pour tout le monde, de 7 à 77 ans. »

Personnalisable à souhait, ces deux roues s’adaptent à leur propriétaire. Chez beaucoup de puristes le choix de rouler sans freins, en utilisant uniquement le rétro pédalage pour ralentir et s’arrêter.  Jugé dangereux et inconscient par certains, rouler breakless* semble avant tout être motivé par la recherche de sensations uniques.  Nuancé par Charles et les autres il est utile de dire que, comme l’ont rappelé Charles et ?, que « le rétro pédalage exige une condition physique de sportif et une expérience relativement importante du vélo. »  Hors,  « maintenant beaucoup de débutants choisissent de rouler sans freins directement et là, ça devient dangereux pour les autres et pour eux même » rapportent Charles et les autres de chez Cyclope. 

De la brocante au magasin

Au début de sa renaissance, le pignon fixe c’était pour les bricoleurs et les chineurs. A partir d’un vieux vélo trouvé dans une brocante ou dans un garage, les plus téméraires choisissaient de transformer les cadres des vieilles bécanes de nos grands-pères en vélos  « pleins de couleurs » comme l’équipe de Cyclope l’explique. Souvent longue et technique, cette transformation limitait donc naturellement la démocratisation du pignon unique auprès de la population. Puis des magasins dédiés au fixed gear ont ouvert. Proposant des vélos prêts à l’emploi, ils ont apporté un souffle nouveau au fixe en le sortant de l’anonymat auprès du grand public. Profitant de la raréfaction des pièces de vélos dans les vides greniers, ces magasins connaissent actuellement un essor considérable. Aujourd’hui, le phénomène est tel que de grandes enseignes généralistes telles que GoSport profitent de ce nouvel engouement des gens pour le vélo de pistards pour sortir un modèle de pignon fixe dit « premier prix. »

En pleine explosion, le phénomène fixed gear ne semble pas prêt de s’essouffler. Il sera certainement intéressant d’observer à court et à moyen terme l’émergence d’une génération qui elle, aura grandit avec le vélo à pignon fixe depuis le berceau à l’image de ceux et celles qui ont eux grandit avec le skateboard. L’émergence de prodiges du fixe et donc à prévoir entrainant par la même occasion une professionnalisation de cette discipline porter par des champions charismatiques tels que Tony Hawk ou encore Paul Rodriguez en skate. L’aventure ne fait donc que commencer…

Par Raffaël Cabin

Commenter

* Copy This Password *

* Type Or Paste Password Here *