D’après une enquête du The Guardian, les cadavres des condamnés à mort chinois seraient recyclés en produits de beauté, pour être exportés en Europe.

Un dérapage de plus dans le monde « glamour » de la cosmétique? Apparemment, ce genre de techniques est considéré comme « traditionnel » d’après les employés d’une compagnie chinoise.  Rassurez vous, les cadavres ne sont pas broyés, puis transformés directement en fond de teint, mais on en est pas loin.

Une technique sordide

Il s’agit de récupérer du collagène, une protéine fibreuse que l’on trouve en abondance dans la peau, les os et les tendons, couramment utilisée en chirurgie esthétique pour gonfler les lèvres et réduire les rides des bimbos mal dans leurs peau. D’après The Guardian il est également commun de récupérer « la peau des condamnés exécutés et les fœtus avortés, rachetés par des sociétés de ‘biotechnologie’ situées dans la province septentrionnale de Heilongjiang ».

De Hong Kong vers l’Europe

Sauf qu’au Royaume-Unis, on commence un peu à se réveiller vis à vis de ces méthodes fabrication, et il serait temps.  En Europe, le marché du cosmétique et de la chirurgie esthétique utilisent beaucoup de collagène. Une produit qu’on sait dangereux pour la santé mais qui est peu, voir pas réglementé. Un question d »éthique » est soudain soulevée. Par exemple, rien qu’avec les risques d’infections et de transmissions de virus. Qui aurait envie de se tartiner la face avec des résidus de peau d’un gangster de la banlieue de Heilongjiang? Personne, mais tout le monde s’en fout.

En attendant, le ministère de la Santé britannique a souligné le besoin d’instaurer de nouvelles réglementations et a lancé une investigation. Mais cela pourrait prendre plusieurs années:  » le ministère de la Santé veut néanmoins s’en remettre à la Commission européenne, et cela pourrait prendre plusieurs années avant qu’une législation entre en vigueur ». Du côté des autorités chinoises,  il est impossible de prélever la peau ou tout autre partie du corps de condamnés à mort sans que ceux-ci donnent leur consentement.

Dans un pays qui facture la balle de l’exécution à la famille, on n’a du mal à croire qu’ils posent ce genre de questions aux condamnés. Autres abominations, d’après les révélations faites en juin 2001 lors Congrès américain, Wang Guoqi, un ancien médecin militaire chinois, a assuré « avoir participé aux prélèvements d’organes de plus de 100 prisonniers exécutés ». Le 4 avril 2007, le gouvernement chinois a promulgué une loi interdisant explicitement cette pratique lorsque le condamné n’a pas accordé son consentement préalable…

La Chine, championne du monde de la peine de mort

La Chine reste le pays où le nombre d’exécutions est le plus important. Alors qu’Amnesty international dénombre 4000 exécutions en 2011, les ONG Hand Off Cain ou Dui Hua parlent d’environ 5 000 exécutions. Ces chiffres restent flous car le gouvernement Chinois n’est pas très affable questions exécution, et on les comprends vu le palmarès. Applicable pour 68 crimes différents, la peine de mort reste un instrument indispensable par son exemplarité et son cacaractère dissuasif d’après les autorités Chinoises. Ce qu’on sait surtout, c’est qu’elle est très souvent utilisée dans des cas de répression politique…

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