Caché dans la plaque d’immatriculation d’une voiture de police, ce radar de nouvelle génération va permettre aux forces de l’ordre d’augmenter le nombre de contrôles sur les routes dès le 15 mars prochain. 

Ce n’est un secret pour personne, il est de plus en plus difficile de rouler au delà des limites de vitesse en France. Désormais, au bord des routes, les policiers se cachent de mieux en mieux, et surtout ils disposent d’outils très performants. Il est loin le temps où les radars ressemblaient à des barbecues posés sur la bande d’arrêt d’urgence.

Mais bientôt, le procédé deviendra encore plus pervers qu’il ne l’est déjà. Grâce à ces nouveaux détecteurs de vitesse embarqués sous les plaques d’immatriculation situées à l’avant des véhicules de police et de gendarmerie, les agents pourront photographier, sans flash et tout en roulant, les automobilistes en excès de vitesse. En clair, cela permettra aux petits hommes en bleus de vous verbaliser sans même avoir à s’arrêter et à viser.

L’ennui, c’est que la marge technique (d’erreur) de ce nouveau dispositif est plus importante que sur les anciens radars. D’ailleurs, seuls les grands excès de vitesse seront verbalisés… La bécane ne serait donc pas encore assez précise pour verbaliser les « petites » infractions. Sans surprise, les plus malins des automobilistes (aidés par leurs avocats) profiteront sûrement de l’imprécision de cet appareil pour contester une éventuelle amende. Maître Béhar, avocate au barreau de Paris et spécialisée dans les problèmes liés au permis de conduire, explique qu’en « l’absence d’interpellation, une contestation aboutit dans 99% des cas ».

Ainsi sur autoroute, un automobiliste qui roule à 138 km/h ne sera pas verbalisé, car la vitesse retenue (138 moins 10 %) est égale à 124 km/h, en dessous de la vitesse autorisée. En revanche, le même automobiliste photographié à 146 km/h sera verbalisé avec une vitesse retenue de 131 km/h (146 moins 10 %).

18 départements pilotes pour lancer « l’expérience »

Vingt véhicules équipés de ce nouveau radar seront mis en circulation à parti du 15 mars, avec à leur bord, deux policiers ou gendarmes en uniforme. L’Ille-et-Vilaine, le Calvados, la Loire-Atlantique, les Bouches du Rhône (deux voitures), Paris, l’Essonne, la Somme, l’Oise, le Loiret, la Haute-Garonne, le Rhône, le Nord, la Moselle, la Gironde, les Pyrénées-Orientales, le Vaucluse, la Loir et le Cher et les Alpes-Maritimes seront donc les premiers départements à tester ce nouveau dispositif. L’équipement complet, y compris la voiture, coûte près de 70.000 euros révèle Le Parisien dans son édition de jeudi. Certaines associations de défense des automobilistes telle 40 millions d’automobilistes prédisent que compte tenu de leur prix, ces équipements ne seront utiliser en masse et qu’il s’agit donc plus pour la Sécurité routière, d’un effet d’annonce.

Ces radars mobiles de nouvelle génération sont homologués depuis le 18 février 2013. Chaque année, 100 nouvelles voitures seront déployées sur les routes françaises pour remplacer à terme les 300 radars mobiles d’ancienne génération. En bref, le barbecue qui « flash » et les jumelles qui « snipent », c’est fini…

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