LES PIANISSIMES, Studio Raspail , Lundi 26 septembre 2016. Clément Lefebvre, piano, Quatuor Abegg.

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  • Wolfgang Amadeus Mozart Concerto pour piano n°13 en do majeur K415
  • Joseph Haydn Sonate pour piano n°33 en do mineur Hob XVI ;20
  • Gabriel Fauré Quatuor pour piano & cordes en do mineur n°1

Olivier Bouley continue pour la dixième année à dénicher les talents du piano de demain. Au studio Raspail, haut lieu du cinéma d’art et essai dans les années 60-70, transformée en salle de spectacle, c’est le tout jeune Clément Lefebvre qui a ouvert la saison – il y aura 11 concerts – . Derrière un visage poupin d’adolescent se cache une force tranquille avec des mains de fer. La soirée a commencé par une réduction pour quatuor à cordes et piano du concerto n°13 de Mozart. Ce tout jeune compositeur – il avait 27 ans – avait écrit des versions réduites de ces concertos – les 12, 13,14 – pour pouvoir les vendre plus facilement ! Après un démarrage délicat, le concerto a trouvé son tempo. Avec le piano Steinway ancien qu’il avait entre ses mains, Clément Lefebvre aurait pu profiter de cet instrument pour le laisser respirer plus, contrairement au Steinway plus moderne, surtout dans l’andante. Dès le départ du concert l’énergie de Tanguy Parisot à l’alto et le plaisir du jeu faisait forte impression. Avec le Haydn, Clément était à son affaire. Dans cette sonate, la première du compositeur sous cette appellation, sa palette sonore pouvait s’exprimer et l’on a pu mieux apprécier son jeu et l’étendu de ses possibilités.

C’est dans le magnifique Quatuor de Fauré qu’il s’est déchaîné. Il faut dire que la partition du piano est d’une grande virtuosité surtout dans le finale. On se souvient lorsque l’excellence française des années 70 s’en donnait à cœur joie avec ce quatuor magnifique – Collard, Dumay, Pasquier, Lodéon – Parisot à l’alto était à son affaire, Eva Zavarro, la violoniste, un peu trop « élégiaque », Bello au violoncelle d’un bon soutien. Faire une formation de ce type est courageux car le répertoire est assez limité. Le public à la fin du Fauré en redemandait et c’est avec le premier mouvement d’un quintette de Ernö Dohányi que ces tout jeunes musiciens pleins de talent ont fait un bis original et totalement inattendu ! Bon voyage a ce quatuor ! Voilà une saison bien commencée. Le 2 octobre à 17 heure, à l’Eglise de Neuville – 1 rue Gacon – 69250 Neuville-sur-Saône, c’est Nathalia Milstein, 21 ans,  la première femme à avoir obtenu le 1er prix du Concours International de Piano de Dublin qui s’exprimera dans Liszt, Chopin et Ravel, puis le 10 octobre, à l’Athénée Guillaume Coppola et Hervé Billaut  feront un festival Brahms et Schubert à quatre mains ; Pour tout savoir sur Les Pianissimes et les soutenir : www.les pianissimes.com

A propos de l'auteur

Réalisateur, journaliste

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