La Ligue 1 a donné sa dernière représentation dimanche dernier. L’occasion de dévoiler une liste non exhaustive des joueurs qui ont marqué de leur empreinte cette saison. Voici le onze-type de la rédac.

Valbuena-OM

Salvatore Sirigu (PSG) : 16 buts encaissés. 22 clean sheets. Une moyenne de 83% d’arrêts, soit le meilleur ratio européen devant Manuel Neuer. Salvatore n’a pas volé son titre de meilleur gardien de Ligue 1. Toujours aussi impressionnant sur sa ligne, le successeur annoncé de Gigi Buffon est d’ores et déjà un patron. En plus il est bilingue.

Thiago Silva (PSG) : Tout ou presque a déjà été dit sur le Brésilien. Promu capitaine du PSG cette saison, l’ancien Milanais a prouvé par A + B qu’il n’avait d’égal à son poste. Relance, anticipation, intelligence de jeu, Thiago dispose de la palette complète du défenseur central moderne. Auquel s’ajoute une once de romantisme. Mais de Silva, c’est encore Paolo Maldini qui en parle le mieux. « Dans le monde, aujourd’hui, Thiago Silva est le seul défenseur qui peut changer l’issue d’un match. »

Renato Civelli (Nice) : On aurait pu – aurait dû – choisir Nicolas N’Koulou, sauf que le niçois nous a vendu du rêve… à sa façon. Le boucher azuréen a rangé ses couteaux cette saison. Souvent décrié – à raison – pour ses errements défensifs et son excès d’engagement, Renato a mis de l’eau dans son vin. Toujours aussi impressionnant dans les airs – en témoigne ses cinq buts – l’Argentin est l’un des artisans de l’excellente saison du GYM. Et puis comment ne pas récompenser un mec qui a participé – à sa manière – au débat pour le mariage pour tous en faisant un bisou dans le cou de Zlatan. Sans conteste le  geste défensif le plus déstabilisant de la saison. Merci Renato.

Lucas Digne (Lille) : C’est la révélation de cet exercice 2012/2013 du côté du LOSC. Pour sa première saison pleine, le latéral gauche de 19 ans a impressionné son monde. Régulier, dur sur l’homme et véritable pile électrique, Lucas Digne fait déjà saliver les grands d’Europe. Reste à confirmer la saison prochaine.

Christophe Jallet (PSG) : L’invité surprise, c’est lui. Le genre de mec sympa, bien brave, à qui tu ne peux rien reprocher. Discret et professionnel, l’ancien Merlu l’a toujours été. En silence, il a fait le boulot sur son côté droit sans jamais se soucier de la concurrence (Van der Wiel). Malgré les nombreuses critiques – notamment sur sa faiblesse technique – le vice capitaine parisien a encaissé sans broncher et a répondu sur le terrain. Christophe, c’est un peu comme un délégué de classe au collège, il sert pas à grand-chose mais faut bien en élire un.

Clément Grenier (Lyon) : « Le Kaka français », « le nouveau Gourcuff ».  Clement en a peut-être eu marre des comparaisons foireuses. Cette année, Grenier a pris les devants. A seulement 22 ans, il s’est déjà imposé comme l’un des patrons techniques de l’OL. Costaud. Pour sa deuxième saison chez les Pros, il boucle l’exercice avec 7 buts et 8 passes décisives. Pour couronner le tout, il a fini le championnat en beauté en signant deux coup francs à la Juninho. Une comparaison de plus… Qu’à cela ne tienne, le joueur semble avoir la tête sur les épaules et une marge de progression à la hauteur de son potentiel. Avec les encouragements du conseil de classe.

Blaise Matuidi (PSG) : Le joueur-clé du PSG cette saison, c’est lui. « L’homme au dix poumons », dixit Mamadou Sakho a littéralement changé de dimension. Un taulier. Présent sur tous les fronts, Blaise a su se faire une place d’or au sein d’une concurrence XXL. Indispensable tout simplement.

Mathieu Valbuena (OM) : Petit Vélo est grand. Le milieu marseillais n’a cessé de cultiver les paradoxes. Sauf que sur le rectangle vert, Valbuena est un patron. Le patron d’une équipe qui contre toute attente, s’est retrouvée être le dauphin du PSG. Une prouesse, en grande partie due à son meneur de jeu. 12 passes décisives, des buts salvateurs, des accrochages, Mathieu a porté à bout de bras l’OM. Le costume de leader n’est plus trop grand pour lui. Cette saison, il lui allait même à la perfection. Le meilleur joueur français ? La question faisait sourire il y a quelques temps. Plus aujourd’hui.

Dimitri Payet (Lille) : Si Lille ne termine pas européen, ce n’est en aucun cas la faute de son ailier. L’ancien stéphanois n’a rien à se reprocher. Pour tout dire, il a même été au dessus des ses coéquipiers. Avec 12 buts et 12 passes décisives, l’international français a réussi sa meilleure saison sur un plan individuel. Souvent raillé pour son manque de constance, Payet ne se contente plus de quelques fulgurances. Désormais, son talent rime avec constance.

Zlatan Ibrahimovic (PSG) : En arrivant en Ligue 1, Ibra a fait connaissance – entre autres – avec les arbitres français, le torse de Ruffier, le front de Lovren, la Coupe « Pitch » de la Ligue, Siaka Tiéné et le nouveau public versatile du Parc des Princes. Un charmant paysage que Zlatan a dompté à sa manière. 30 buts, 7 passes, des ailes de pigeons, 9 jaunes, un rouge et des sorties médiatiques savoureuses.  Car au delà d’être le meilleur joueur de Ligue 1, Zlatan est avant tout une star. Un mec capable d’avoir une marionnette au guignols de l’info et un verbe dans le dictionnaire à son effigie.

Pierre-Emerick Aubameyang (Saint-Etienne) : Deuxième meilleur buteur du championnat derrière le Z avec 19 réalisations et 8 passes, Aubameyang a été le fer de lance des Stéphanois cette saison. Le Franco-gabonais a fait le show – au sens propre comme au figuré – mais a surtout franchi un palier cette année. Le peuple vert lui dit merci.

Les remplaçants : Mandanda – N’koulou, Perrin, Tremoulinas, Fanni – Digard, Verratti, Thauvin, Pastore – Cvitanich , Aliadiere

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Journaliste Sportif

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