A l’image de son début de match totalement loupé, Arsenal n’a pas fait le poids face au Bayern Munich et s’incline logiquement sur sa pelouse (1-3). Impressionnants de maîtrise, les Bavarois ont – grâce à ce succès – un pied en quarts de finale de la Ligue des champions. 

Bayern Munich-Arsenal

La fin de saison s’annonce plus que compliqué pour Arsène Wenger. Distancés en Premier League (21pts de retard sur Man Utd), et éliminés de toutes compétitions nationales, les Gunners n’ont plus « que » la Ligue des champions, pour s’éviter une huitième saison d’affilée sans titre. Depuis hier soir, cette dernière perspective de succès semble elle aussi s’être évaporer. Combatifs et courageux, les ouailles d’Arsène Wenger l’ont été face au Bayern. Mais face à la qualité du collectif allemand, cela ne suffit pas. Résultat, le Bayern est venu infliger un cinglant 3-1 à l’Emirates. Cruel mais ô combien logique tant l’écart entre Bavarois et Londoniens est kolossal.

« Onze hommes contre onze enfants »

La punchline de Patrice Evra est dans toutes les mémoires des supporters d’Arsenal. Après une demi-finale retour de C1 (5 mai 2009) à sens unique, remporté par les Red Devils (3-1) à l’Emirates Staduim, le latéral français n’avait pas hésité à pousser la comparaison à son paroxysme, stigmatisant les « Babygunners ». Un sale souvenir qui a sans doute traversé quelques esprits hier lors de la défaite face au Bayern. Totalement dépassé par la justesse technique des Allemands dès l’entame de match, Arsenal a logiquement concédé l’ouverture du score sur une belle frappe de Toni Kroos (7eme). Etouffés par un collectif munichois bluffant de maîtrise, les Gunners courent après le ballon, sous le regard d’un Neuer qui n’a rien à se mettre sous la dent. Face une défense aussi amorphe, les hommes de Jupp Heynckes doublent logiquement la mise. Van Buyten oblige un Szczesny – toujours aussi fébrile – à sauver un ballon sur sa ligne à la suite d’un corner mais l’opportuniste Müller vient finir le boulot (21e). A la demi-heure de jeu, les Gunners sont quasiment éliminés et la partie ressemble de plus en plus à un film pour adultes allemand.

Le fighting spirit ne suffit pas

Comme sûrs de leur fait, les Munichois baissent un peu le pied à l’aube de la deuxième mi-temps. Une période qui coïncide avec une certaine montée en puissance des Gunners. Plus tranchants dans les duels, les Londoniens prennent le contrôle de la gonfle, emmenés par un Whilshere toujours aussi bandant à voir balle au pied. Une net regain de forme qui va payer puisque Lukas Podolski profite – après un coup de pied de coin – d’une sortie plus qu’hasardeuse de Neuer, pour redonner espoir au public de l’Emirates. Et par la même occasion, le sourire à Tonton Arsène. Ce dernier, en profite pour faire entrer Olivier Giroud, qui manque d’égaliser sur son premier ballon (72e). Dommage, car si Arsenal va mieux, le Bayern continue de se montrer dangereux en contre et se projette toujours aussi facilement vers l’avant. Comme un symbole, sur l’une de ces innombrables montées, Captain Lahm déboule sur son côté – bien servi par Robben – et sert en retrait Mandžukić. Le croate en profite – avec de la réussite – pour refroidir les velléités londoniennes.

Arsenal, en bon club anglais qu’il est, aura fait honneur au légendaire figthing spirit local. Combatifs, généreux, les hommes d’Arsène Wenger n’avaient simplement pas les armes pour faire face à des Bavarois infiniment supérieurs à eux en terme de talent. Cruel diront certains mais – une fois de plus – Arsenal a montré ses limites face à un club qui peut légitiment prétendre à disputer une troisième finale de Ligue des champions en quatre ans et dont le prochain coach n’est autre que Guardiola. Un monde les sépare.

Porto prend une option

Dans l’autre match du soir, Porto a assuré l’essentiel en battant Malaga à domicile (1-0). Dominateurs, les Portugais se contentent du minimum syndical grâce à une réalisation de João Moutinho. Le club andalou devra montrer autre chose sur sa pelouse le 13 mars prochain pour espérer atteindre les quarts de finale.

 

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Journaliste Sportif

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