Un film de Thomas Vinterberg avec Carey Mulligan, Matthias Schoenaerts, Michael Sheen et Tom Sturridge. Sortie le 3 juin 2015.

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Le pitch

Dans la campagne anglaise de l’époque victorienne, une jeune héritière, Bathsheba Everdeene doit diriger la ferme léguée par son oncle. Femme belle et libre, elle veut s’assumer seule et sans mari, ce qui n’est pas au goût de tous à commencer par ses ouvriers. Bathsheba ne se mariera qu’une fois amoureuse. Qu’à cela ne tienne, elle se fait courtiser par trois hommes, le berger Gabriel Oake, le riche voisin Mr Boldwood et le Sergent Troy.

L’avis

Thomas Vinterberg connu pour ses films plus sociaux (« Festen », « La Chasse ») a réalisé une jolie transposition de ce roman de Thomas Hardy. Il y a eu plusieurs adaptations de ce mélo ; une des plus célèbres est celle de John Schlesinger avec la resplendissante Julie Christie, l’impressionnant Alan Bates et le très beau Terence Stamp.  Vinterberg et surtout sa très douée – et belle –  chef opératrice Charlotte Bruss Christensen ont rendu la campagne anglaise, les décors, les costumes éblouissants. L’histoire on la connaît, c’est un des rares romans de Thomas Hardy qui se termine bien, donc c’est sur la mise en scène et le jeu des acteurs qu’on s’intéresse ; On peut se demander ce qui a séduit le réalisateur danois à faire une nième adaptation ? Peut-être le caractère résolument moderne de l’héroïne ? Carey Mulligan en Bathsheba Everdene qu’on avait appréciée dans « Drive » ou son rôle plus dramatique dans « Shame » est parfaite et apporte plus de complexité au rôle que ne l’avait fait Julie Christie, d’une beauté et d’une naïveté renversante ; Matthias Schoenaerts est trop effacé pour le rôle ; Alan Bates avait ce côté brutal et sexuel que peut-être n’a pas voulu le réalisateur, mais il a beaucoup de charme et rajoute à notre frustration sur le comportement de Bath face à lui. Tom Sturridge n’a pas la beauté angélique et perverse de Terence Stamp mais l’aspect paumé convient au rôle. On est dans une belle illustration du livre, une sorte d’ »Autant on emporte le Vent ». C’est une adaptation de plus qui se laisse voir avec beaucoup de plaisir. La musique du britannique  Craig Armstrong est parfaite pour le film.

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