Samedi 19 janvier 2013, un an après l’arrestation qui avait fait le tour du monde, Kim Dotcom revient avec sa toute nouvelle plateforme de téléchargement.

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Il ne reste plus que quelques jours avant la sortie officielle de « Mega », la nouvelle plateforme de stockage de fichiers. Selon les dernières précisons de Kim Dotcom, chaque utilisateur bénéficiera de 50 gigas d’espace disque sur son compte. Six connexions simultanées seront possibles pour chaque internaute. Il pourra donc télécharger de plusieurs comptes en même temps.

Avec l’arrivée ce nouveau « Megaupload », le génie informatique (accessoirement champion du monde de « Call Of Duty », le jeux vidéo FPS) veut continuer de la mettre bien profond aux ayants droits du monde entier et ainsi qu’aux FBI. Son arrestation musclée début 2012 lui est restée en travers de la gorge.

Rancunier ?

Lors de la fermeture de Megaupload, beaucoup ont accusé les lobbies de l’industrie du disque d’avoir mis la pression au FBI, afin de mettre fin au « carnage ». Selon certaines sources, cette nouvelle version de « Megaupload », « Mega », était déjà en expérimentation avant la fermeture du site de téléchargement en Janvier.

Pour Emmanuel Gadaix, CTO et porte-parole de MegaUpload, cette nouveauté fait peur, « Il est possible que certaines maisons de disques se soient senties menacées par ce projet qui ne les favorise pas économiquement » notait-il début février dernier. « La bêta était pratiquement finie, la date de lancement était le 21 janvier »a-t-il ainsi précisé. Une notification de taille, lorsque l’on sait que les serveurs de « Mega » ont été saisis par le FBI le 20 janvier.

Une fois mais pas deux

Arrêté le 20 janvier dernier, Kim Dotcom avait été remis en liberté sous caution en février. La justice américaine avait fait fermer le site de partage de fichiers Megaupload, accusant son créateur « d’extorsion de fonds et de blanchiment d’argent en facilitant le piratage massif d’oeuvres -films, musique etc.- protégées par les droits d’auteur. »

D’ailleurs, l’allemand au ventre bedonnant ne tient pas a se faire avoir une deuxième fois. A cet effet, il a élaboré un petit stratagème pour éviter tout problème.  Sur « Mega », tous les internautes pourront déposer librement des fichiers sur la plateforme et les protéger grâce à une clé. Selon Le Point, « celui-ci pourra alors diffuser l’adresse du fichier accompagné de la clé permettant de le déchiffrer, à l’aide de l’algorithme AES (Advanced Encryption Standard), le même qui est utilisé par certaines box pour chiffrer le Wi-Fi. Si les serveurs sont perquisitionnés ou piratés, cela ne donnera rien »aux instigateurs. » D’après Kim Dotcom, « la Déclaration universelle des droits de l’Homme place la vie privée comme étant un droit fondamental, vous avez le droit de protéger vos données et vos communications contre l’espionnage. »

 « Salut la France, l’Hadopi va mourir. MEGA va revenir. »

Ce sont les mots de Kim Dotcom sur Twitter. Même si Hadopi est déjà mort, l’allemand, un brin mégalo, continu sa propagande pour promouvoir son nouveau bébé, « Mega ». Très présent sur les reseaux sociaux, le fondateur de « Megaupload » a également entamé une campagne de pub sur les ondes néo-zélandaises, avec des spots clairement axés sur la protection de la vie privée. Une campagne qui n’a pourtant pas fait long-feu. Les radios ont reçu des pressions par certains labels, elles ont finalement stoppé les diffusions.

Pour rappel Megaupload était l’un des sites de partage de fichiers les plus importants au monde. Avec plus de 150 millions d’inscrits et environ 50 millions de téléchargements par jour, le site et ses filiales étaient devenus les références en matière de téléchargement et de streaming. Selon un document de la justice américaine, Kim Dotcom avait gagné 42 millions de dollars (32,5 millions d’euros) rien qu’en 2011 grâce au succès de Megaupload.

En attendant, rendez-vous le 19 janvier prochain pour savoir ce que vaut réellement cette nouvelle plateforme de téléchargement.

La vidéo de l’arrestation spectaculaire de Kim Dotcom dans sa maison de Nouvelle-Zélande:

 

 

 

 

A propos de l'auteur

Co-fondateur de Roads Magazine / Responsable de la rubrique Culture (sur twitter : @BonhommeVincent) / Web Designer (plus d'info sur : vincentbonhomme.github.io/resume/)

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