Un homme d’une cinquantaine d’années a été retrouvé mort dans les toilettes de l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, près de 36 heures après son décès. Avec cette nouvelle affaire, des critiques au sujet de la gestion calamiteuse des hôpitaux français risquent encore une fois de traverser le débat public tricolore…

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Quoi de pire que de mourir d’agonie dans les chiottes d’un hôpital du Val-de-Marne? Avouez que la perspective d’une telle fin fait froid dans le dos…

Jean-Marcel Labbé, 56 ans, venu simplement passer une radio des poumons, a succombé à une rupture d’anévrisme cardiaque. C’est triste mais ça arrive tous les jours ce genre de décès. Le problème, c’est que pendant 36 heures, M. Labbé est resté enfermé à l’intérieur des toilettes du service de radiologie. La logique voudrait que quelqu’un essaye d’ouvrir cette porte au bout de quelques heures. Seulement voilà, dans le cas du pauvre Jean-Marcel, personne de l’a fait. Le cadavre du quinquagénaire est resté presque deux jours au frais, à côté de la cuvette.

Il ne sera retrouvé que le lendemain soir, le 5 janvier vers 22 heures par un agent de sécurité visiblement plein de bon sens (enfin un). Pour information, sa famille avait donné l’alerte suite à la disparition du papy. Mais vu qu’il ne s’était pas présenté à l’accueil en arrivant dans l’établissement personne n’a pensé qu’il était là. Étrange, puisqu’il est difficile d’imaginer que l’homme soit rentré directement aux toilettes en arrivant à l’hôpital. Et puis, n’avait-il pas un rendez-vous? Bref, l’excuse du personnel hospitalier ne tient, tout simplement. « On ne saura jamais s’il aurait pu être sauvé, mais ce qui me révolte, c’est que personne ne s’est inquiété que la porte soit fermée pendant tout ce temps », indique une habitante de Ris-Orangis au Parisien, probablement en manque de témoignages au sujet de l’affaire.

Didier Hoeltgen, le directeur de l’établissement, qui a ouvert une enquête interne, réfute dans Le Parisien toute erreur médicale: « Il a eu un malaise. Les gens qui sont entrés ont cru que les toilettes étaient occupées ou condamnées. Il y a 3000 personnes qui vont et viennent chaque jour. On ne peut pas surveiller tous les WC. »  Évidemment, personne n’a rien vu, personne n’y est pour rien…

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