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Pourquoi les Anglais détestent-ils tant l’Union européenne ?

De son adhésion en deuxième session à la Communauté européenne en 1973, à la possible tenue d’un référendum sur sa sortie de l’UE, la Grande-Bretagne se présente comme l’enfant terrible de l’Europe. La percée fulgurante du parti anti-européen UKIP aux élections municipales semble confirmer ce constat. 

Anglais Pourquoi les Anglais détestent ils tant l’Union européenne ?

L’Angleterre n’a pas le monopole de l’euroscepticisme. Mais sa suspicion à l’encontre de tous les nouveaux projets européens n’est plus à prouver. Passage en revue de quatre fois où Londres a tapé du poing sur la table Bruxelloise.

1973 : Une adhésion tardive et difficile

Cette méfiance à l’égard de ses voisins continentaux voit le jour dès les prémices de l’Union européenne. Lors de la signature du traité de Rome en 1957, le pays, qui s’octroie un droit de réserve, envoie quand même un émissaire, non un ministre, pour observer de loin la cérémonie.

Dès le début des années 60, le royaume reconnaît son erreur et change de stratégie. Les Britanniques engagent ainsi un processus d’adhésion à la communauté économique européenne (CEE). Craignant ce « cheval de Troie des États-Unis » venu d’Outre-Manche, Charles de Gaulle y oppose deux veto. C’est son successeur, Georges Pompidou, qui relancera le processus d’adhésion. Elle devient officielle en 1973.

Dès lors, l’euroscepticisme anglais sera constamment alimenté par les médias et la classe politique. Des raisons plus profondes, liées à l’insularité du pays expliquent aussi ces réticences envers l’institution. La Grande-Bretagne a longtemps été un empire colonial, et reste, aujourd’hui encore, plus proche de ses anciennes colonies du Commonwealth que du vieux continent.

Au niveau des citoyens, le rejet de l’Europe se cristallise surtout dans la crainte que l’Union empiète sur leur souveraineté nationale ou que l’euro augmente le coût de leur vie quotidienne.

1979 : Thatcher VS PAC : les débuts du rabais britannique

« I want my money back ». C’est avec cette phrase, passée depuis à la postérité, que Margaret Thatcher fait une entrée remarquée sur la scène européenne en 1979. Dans sa ligne de mire, la politique agricole commune (PAC), qui représente les deux tiers des dépenses de la CEE, mais dont le Royaume-Uni ne bénéficiait presque pas. Considérant qu’il ne voyait pas la couleur de l’argent qu’il investissait dans la CEE, le pays demande le remboursement des deux tiers de sa contribution au budget européen. C’est le début du fameux « chèque britannique ». Ce rabais, toujours en vigueur aujourd’hui, représenterait 31 milliards d’euros rien que sur la période 2007-2013.

2001 : L’Angleterre tourne le dos à la monnaie unique

Le 7 février 1992, le texte fondateur de l’Union européenne est signé. La création d’une monnaie unique n’est qu’une question de temps. Soutenue par la Suède et le Danemark, la Grande-Bretagne du conservateur John Major refuse de l’adopter.

2011 : Crise de la dette : un veto britannique qui passe mal

En pleine crise de l’euro, les chefs d’État et de gouvernement se réunissent et élaborent un nouveau traité pour renforcer les règles budgétaires européennes. David Cameron y oppose son veto. Au terme de cette réunion, Nicolas Sarkozy n’hésite pas à montrer son irritation au Premier ministre anglais en refusant de lui serrer la main. Moment immortalisé par les caméras.

Loin de faire l’unanimité, cette décision isole la Grande-Bretagne et est vivement critiquée par le parti travailliste. Un sondage du Times révèlera pourtant que 57% des britanniques approuvait la décision de leur Premier ministre sur cette question.

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