Un film de Carlo Zoratti avec Enea Gabino, Alex Nazzi et Carlo Zoratti. Italie/Allemagne. 2013. 1h24. Couleur. 1.85. SRD.

L’histoire

Enea, italien de 29 ans, autiste et déficient mental, cherche la femme de sa vie ! Ses deux meilleurs amis décident de l’aider à réaliser son rêve.

L’avis

Ce premier film est mi fiction-mi documentaire, mais les parties les plus intéressantes sont celles documentaires. La fiction, mal construite, n’est qu’un faux prétexte pour nous faire découvrir la solitude sentimentale d’Enae. Trop « bidouillée » elle enlève toute émotion. Les amis d’Enea veulent lui faire perdre sa virginité, mais lui c’est une grande histoire d’amour qu’il veut vivre. Le titre français exprime mieux cette envie d’Enea que le titre original « The Special Need » qui manque réellement de poésie. Enea est un acteur né et il arrive formidablement à se plier, un peu trop, aux désidérata de Carlo Zoratti ; il est quand même touchant quand il refuse d’aller chez les putes, ou quand il reçoit les caresses et en donne à cette assistante sexuelle dans une maison spécialisée en Allemagne. Le cœur du film est là : comment un handicapé peut vivre sa sexualité !

Le film étant construit comme un road movie tout doit aller vite, et on aurait aimer rester plus longtemps sur certaines scènes comme celles avec la psychothérapeute, ou les échanges pudiques et sensuelles avec l’assistante sexuelle. Tout le hiatus qui existe dans le film vient qu’à force de montage, la crédibilité et la sincérité du propos en pâtie. Mais l’important c’est que « Pourvu qu’on m’aime » existe et qu’il mérite d’être vu pour mieux comprendre les aspirations sentimentales d’un être qui a sa vision décalée du monde par rapport à la notre. Un film d’utilité publique.

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