En 1938, dans les studios Disney comme à la maison, les tâches réservées aux hommes et aux femmes étaient bien définies. Alors que les « garçons » avaient le droit de créer des princesses, les « filles » devaient se contenter de les recopier et de les colorier.

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Même dans le monde magique de Walt Disney les vilains existent. C’est ce qu’a découvert Kevin Burg, un artiste New-Yorkais, en tombant sur une lettre de rejet de candidature adressée à sa grand-mère par les studios Disney en 1938. Son contenu l’a tellement étonné que l’américain a diffusé la missive sur FlickR.

La jeune Mary V. Ford, avait sans doute écrit au studio d’animation pour connaître les critères d’admission à l’école Disney, qui formait ses animateurs. La réponse envoyée à la jeune fille n’est pas décevante.

« Les filles ne travaillent pas du côté créatif et ne préparent pas les dessins animés pour l’écran, puisque cette tâche est réservée aux jeunes hommes. Pour cette raison, les candidatures des filles ne sont pas examinées pour l’école préparatoire ».

Avant de préciser que la seule tâche réservée aux femmes « consiste à tracer les dessins des personnages sur des feuilles de celluloïd avec de l’encre de Chine et de remplir l’espace entre les traits à la peinture de l’autre côté de la feuille en suivant les directions données ».

L’ histoire d’un mauvais timing

L’auteur de cette lettre, qui au passage est une femme, conseille en outre à la jeune Mary Ford de ne pas quitter son Arkansas natal pour  devenir coloriste à Hollywood, tant « les débouchés sont peu nombreuses à cause du grand nombre de postulantes ». Il n’en a pas fallu plus pour briser les rêves de la candidate qui a définitivement abandonné l’idée de percer dans l’animation ou le monde de l’art, a expliqué son petit-fils au Huffington Post UK.

Si la grand-mère de Kevin Burg avait envoyé cette lettre quelques années plus tard, l’issue aurait peut-être été différente. La réponse à sa candidature date de 1938, trois ans avant l’entrée des États-Unis dans la seconde guerre mondiale. Un tournant dans le milieu de l’animation, puisqu’à partir de ce moment-là, les femmes étaient admises pour la première fois dans la phase de création des célèbres dessins animés.

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