Un film de Kôji Fukada avec Bryerly Long et Geminoid F. Sortie le 10 mai 2017.

L’histoire

Dans un avenir proche, le Japon est victime d’attaques terroristes sur ses centrales nucléaires. Irradié, le pays est peu à peu évacué vers les états voisins. Tania, atteinte d’une longue maladie et originaire d’Afrique du Sud, attend son ordre d’évacuation dans une petite maison perdue dans les montagnes. Elle est veillée par Leona, son androïde de première génération que lui a offert son père. Toutes deux deviennent les dernières témoins d’un Japon qui s’éteint à petit feu et se vide par ordre de priorité, parfois selon des critères discriminatoires. Mais doucement, l’effroi cède la place à la poésie et à la beauté.

L’Avis

Cérémonie crépusculaire, cette adaptation de la pièce d’Oriza Hirata, par les cadrages et surtout le travail sur la lumière frôle la sublime abstraction. La confrontation de la jeune femme qui se meurt petit à petit avec son androïde paralysée dans son fauteuil roulant offre un film de science fiction très abouti. La caméra bouge d’une manière admirable, très esthétisante et induit un climat angoissant sur cette lente agonie, sereine, de l’héroïne. La dernière scène est stupéfiante. Il y a quelques scènes d’une grande originalité et terrifiantes à la fois. On retrouve le climat des films comme « The Last Rivage » de Stanley Kramer, ces films catastrophes des années 50 sur la menace nucléaire ou par certains côtés « Hiroshima Mon Amour » de Resnais ou « Le Monde, la Chair, le Diable » de Ranald Mac Dougall. Ici c’est l’économie de moyen qui fait la qualité du film et surtout la performance de l’actrice Bryerly Long. Un film d’une désespérante beauté à savourer.

 

A propos de l'auteur

Réalisateur, journaliste

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