Petite chronologie littéraire des « ex » revanchards, puisque certains se font juste larguer, quand d’autres décident qu’il faut payer pour les entendre en parler. ( NB : Je dis « littéraire » mais bon, si Justine Levy n’était pas là, le qualificatif aurait été différent. )

af5a74576ad0748d4103906021a0c0f8

Valérie Trierweiler : Celle qu’on ne présente plus. 

L’ex première petite copine officielle ( un truc dans ce goût là ) n’a pas perdu de temps : Révélations Closer sur Julie Gayet en Février, bouquin à la rentrée. Conspuée de toute part, Valérie déclare regretter que l’on ne retienne qu’une phrase de son ouvrage …Ah, pas cool, la presse fait impasse sur un ouvrage sûrement apte à choper le Goncourt à cause de 2-3 piques en direction de son ex / Chef de l’Etat. C’est certain, « Merci pour ce moment » (Les Arènes, 2014) malgré son tirage hors norme ( 200 000 impressions, l’éditeur flaire les lavages de linge sale qui rapportent ) va finir au rayon promo d’ici Noël, un peu comme Valérie qui avait pourtant réussi, après une demi-mandature de désamour, à passer pour la cocu sympa. La bonne phrase :  « Nous venons de passer le pont Alexandre-III, quand je reçois un message de mon bourreau. Il vient d’actionner la guillotine et m’envoie un mot d’amour: «Je te demande pardon parce que je t’aime toujours.» Cela ne fait redoubler mes larmes. Alors pourquoi? Est-ce sincère ou est-ce encore une trace de lâcheté?» (page 50) » Hollande VS les feux de l’amour, summum.

Si jamais l’envie vous prend : c’est 20 euros pour cette deuxième bible de Gutenberg.

Johnny Hallyday : Le faux distrait.

Quand il a reçu une injonction du tribunal, envoyée par son ex-femme Adeline Blondieau ( faits d’armes : « Sous le soleil » / « Je suis une célébrité sortez moi de là ») la ligne défensive de Johnny sentait un peu le roussi. Coécrit avec Amanda Sthers, la biographie du chanteur « Dans mes Yeux » ( Plon,2013) balance sévèrement sur celle avec qui il s’est marié 2 fois ( Oui. ) et va voir le gentil Delahousse pour expliquer que non, vraiment, il n’a jamais voulu être méchant avec personne. Extrait romantique : «Adeline était hystérique, à la moindre contrariété, elle balançait les chaises par la fenêtre […] C’est un serpent, elle me cocufiait tout le temps. Elle me trompait avec tous les petits mecs de Saint-Tropez et jouait les saintes nitouches».

Résultat : un renvoi en correctionnelle, et toujours la vie selon Johnny à 16,90 euros sur Amazon.

Sylvie Brunel, Qui ça ?

L’ex-femme d’Eric Besson est aussi passée par la case « Ce que j’ai à écrire sur mon vilain ex-mari. ». 30 ans de vie commune, et un divorce assorti d’un livre au titre prometteur : « Un Manuel De Guérilla A l’Usage Des Femmes » ( Grasset.) . Donc, Sylvie alias Simone de Beauvoir nous raconte que dès leur mariage en 1983, Eric Besson ( ce traître ) avait refusé de jurer fidélité, grand bien lui fasse d’ailleurs puisque la deuxième info de ce gâchis de papier, c’est qu’il s’affiche désormais avec une jeunette de 22 ans. Sacré Eric.

La bonne phrase : «Douze minutes, douche comprise » Pas mal.

Justine Lévy, l’héritière.

Tout le monde connaît son père, mais il faut savoir que Justine est également romancière. Paru en 2004, « Rien de grave » (Ed.Stock), dézingue, sous couvert de pseudonyme, quelqu’un qu’on connaît bien puisqu’il s’agit de l’actuelle Madame ex(-futur-on-sait-pas-trop) Président, Carla Bruni-Sarkozy. La douce, désignée sous le pseudonyme de « Paula » sort d’abord avec le père avant de faire un gosse avec le fils Raphaël Enthoven / Adrien , auparavant en couple avec Justine / Louise. Auto-fiction très réaliste, le livre est un succès, l’ex et la conquête en prennent pas mal pour leur grade mais au moins, ça à le mérite d’être drôle et pas trop mal écrit.

Extraits sympas : « Elle m’a dit avec son sourire de Terminator et son visage au formol c’est n’importe quoi les gens, c’est des salauds, ils racontent que j’ai couché avec ton mari (…) faudrait être ignoble pour détruire tant de bonheur » ». Et une pensée émue pour Nicolas Sarkozy, si cette phrase de Paula/Carla ne relève pas de la fiction : « merci, j’ai besoin de personne, moi les hommes je les castre tout de suite ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.