MUSEE D’ORSAY – exposition et concert consacrés aux représentations de la prostitution en France de 1850 à 1914.

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Rarement on avait chanté, la raie du cul, la feuille de rose, les délices qu’on peut procurer et que procure un dard, une grande pine … et autres « je ne sais quoi » sexuels dans l’auditorium d’Orsay! On n’est plus habitué à entendre Schumann, Schubert, ou les cantates de Bach; et pourtant Nathalie Joly et La Compagnie Marche La Route – grâce à la programmation de Luc Bouniol-Laffont et Sandra Bernhard – débute ainsi la nouvelle saison de l’Auditorium d’Orsay avec son spectacle « Café Polisson ».

Non ce n’est pas une lubie érotomane des responsables, mais la programmation musicale de l’Auditorium est toujours en rapport étroit – n’y voyez pas un jeu de mots dans cette expression – avec l’exposition réussie qu’offre le Musée ; il y a des heures d’attente pour aller la voir ! « Le Café Polisson » est un spectacle qui mélange des chansons populaires coquines et réalistes du Second Empire, des couplets issus du répertoire d’Yvette Guilbert, des chansons d’Aristide Bruant et d’autres compositeurs de cafés concerts. Sont ainsi abordés la prostitution, les bordels, la syphilis, la prison, la veuve alias la guillotine. C’est un spectacle drôle, intelligemment mis en scène par Jacques Verzier et chanté et conçu par Nathalie Joly.

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C’est une très belle idée, dommage qu’il n’y ait eu que quelques représentations. Dans le même ordre d’idée, Annick Massis accompagnée de d’Antoine Palloc au piano a chanté magnifiquement les courtisanes à l’Opéra. En avant concert Jean-Marc Argaut a présenté des portraits, avec des peintures et des photographies des « grandes horizontales »  du XIXième siècle, une belle entrée en matière – encore une expression à éviter – sur ces dames qui savaient user de leurs charmes. Ce lien musical avec l’exposition dure jusqu’au 20 janvier 2016. Les concerts ont lieu à 12h30 – tant pis pour ceux qui travaillent – seront interprétés des compositeurs tels que Massenet, Hahn, Duparc, Bizet, Saint-Saëns,Gounod, Debussy…

Tous ont été inspirés par ces dames de petites vertus. L’Ensemble La Clique des Lunaisiens proposera en janvier « La Vipère du Trottoir  » un regard en chansons historiques » sur ces femmes, pauvres créatures. C’est les Musiciens de l’Orchestre de la Garde Républicaine qui termineront la saison musicale sur ce thème en jouant des extraits de l’Opéra de Quat’sous de Kurt Weill. Y’aurait-il un rapport entre la République et les Putains ? Ces dernières seront visibles dans des projections d’opéras filmés: Traviata, Manon, La Perichole et en contrepoint Carmen, sont chantées par des interprètes exceptionnelles (Ciofi, Netrebko, Berbiè, Berganza ) dans de belles mises en scène. Les putes c’est bien connu, n’en déplaise à nos ministres, ça rapportent même dans des institutions d’Etat !

2 Réponses

  1. Hector

    Jolies peintures. Cela me rappelle quelques toiles découvertes lors d’un passage au musée du Louvre. Comme quoi la prostitution fascine toujours autant…

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