Le site Mashable a réalisé une infographie expliquant clairement les effets du streaming sur les ventes de CD. Verdict ? Dites adieu aux magasins de disques et aux albums physiques…

C’est un fait. La musique est plus que gratuite sur le Web. En quelques clics les internautes mélomanes ont accès à des milliers de titres en écoute illimitée sur des plateformes comme Youtube ou Spotify. Même si des échanges monétaires sont souvent effectués entre ces sites et les majors de la musique, de son côté, la vente de disque physique en prend pour son grade.

La baisse du marché du disque est confirmée : entre 2000 et 2009, les ventes de CD ont diminué de 50 %. De leur côté,  les disquaires ont fait une entrée dans la triste liste des 10 industries américaines « disparues » ou « sur le point de disparaître ».

Blâmer uniquement le streaming gratuit et le téléchargement illégal serait injuste. En 2011, les ventes de musique numérique ont bondi de 8 % a l’échelle mondiale, ce qui représente 5,2 milliards de dollars. de plus en plus, les internautes semblent se tourner vers l’offre légale de téléchargement. Celle-ci a dépassé pour la première fois les ventes de disques en janvier 2012, représentant 50,3 % des ventes de l’industrie musicale, toutes plateformes confondues.

Certes, les mélomanes continuent d’acheter de la musique sur internet, mais d’un autre côté, les ventes d’albums physiques sont en constante diminution. Selon le Wall Street Journal, en 2016, les ventes des magasins de disques devraient chuter de 77,4 %. Un chiffre assez effrayant qui prouve que les petits disquaires de quartiers et les grandes chaînes nationales y sont  « jusqu’au cou » .

Le vinyle peut-il sauver ce navire en perdition ?

Le CD, c’est fini. Oui mais le disque peut-être pas complètement. Les ventes de CD sont certes carrément en baisse, mais on a tendance à oublier le disque vinyle. Paradoxalement, le marché du vinyle parvient à se refaire une santé dans le monde sans pitié du numérique. En 2011, les ventes de vinyles ont augmenté de 39 %, et ont encore progressé de 10 % sur la première moitié de 2012.

Les principales raisons de ce retour en force ? Tout d’abord, il est clair que la qualité du son est relativement médiocre sur des plateformes comme Youtube… Quitte à payer une vingtaine d’euros dans l’achat d’un disque physique, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à faire confiance au bon vieux vinyle, dégoulinant d’âme et d’émotion. Et on les comprend. Le simple fait d’admirer et de pouvoir toucher l’objet, provoque un sentiment de satisfaction ou de nostalgie chez certains.

Il n’est pas sans rappeler que certaines couvertures de vinyles sont plus proche de l’oeuvre d’art que de la simple pochette d’album. Si on y ajoute à cela, une excellente qualité de son, pas étonnant qu’ils soient de plus en plus nombreux à vouloir récupérer les vieux tourne-disque qui traînent chez leurs grands-parents.

Il suffit de se rendre sur Deezer ou YouTube pour constater que la publicité envahit les plates-formes d’écoute musicale. Progressivement la musique devient un produit joint, un prétexte pour faire passer des messages, ce qui n’est pas sans influences sur la qualité du contenu. Certains jeunes artistes en difficulté iront même jusqu’à enregistrer des titres uniquement pour attirer les annonceurs, sans aucune motivation artistique.

D’un autre côté, le vinyle a aussi ses inconvénients. Il souffre d’un réseau de distribution marginal, et reste contraignant sur des aspects comme la portabilité, le changement de piste, la conservation, la fragilité à l’écoute… Il lui reste à trouver un moyen efficace d’encourager la création et de retrouver sa splendeur des années 60, sans tomber dans une nostalgie incompatible avec la génération 2.0. De ce fait, certains sites web proposent déjà de télécharger gratuitement des albums en format mp3 après l’achat du 33 tours.

Jetez un oeil à l’infographie (en Anglais )ci-dessous réalisée par Total Bankruptcy pour plus d’informations sur la révolution musicale numérique :

 

A propos de l'auteur

Co-fondateur de Roads Magazine / Responsable de la rubrique Culture (sur twitter : @BonhommeVincent) / Web Designer (plus d'info sur : vincentbonhomme.github.io/resume/)

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