Lunatics On Pogosticks c’est l’une des nouvelles sucreries du mois d’octobre, une nouvelle découverte from Melbourne (Australie, ENCORE). Article réalisé et publié en collaboration avec nos potes de Still in Rock.

Le 5 mai dernier, il faisait paraître son nouvel LP, j’ai nommé Leave Your Worries At Home, They’ll Be There When You Get Back. Il y a quelques jours, il sortait ses démos. Et les bonnes nouvelles sont nombreuses. L’album est en « name your price » sur Bandcamp, ce qui fait déjà de cette semaine d’ octobre une véritable affaire musicale. Et puis, on y trouve une garage pop qui fait ce que l’on veut : s’éloigner du sixties – qui est FINALEMENT en perte de vitesse, je crois -, honorer les années 2010′ et ce nouveau cheesy tiré des Ramones, enfin, tout miser sur la mélodie pop, rien que la mélodie.

« Waste It » est un excellent premier morceau, déjà slacker, déjà cheesy et à la recherche du rire. La garage pop des Lunatics, à ce stade, fait ce que l’on veut d’elle : nous donner la barquette de potatoes (plus fort que la patate). Mais c’est avec « PCP » que l’on prend une véritable claque, le titre est punk, il est amusé et Lunatics On Pogosticks flirte avec la culture skate non sans brio. Il y a du Wavves quelque part la-dedans. « Shadow (Version 2) » rajoute en surf punk, aucun doute, Leave Your Worries At Home, They’ll Be There When You Get Back fera le taf de A à Z. On y parle de wingman sur la base de sons crunchy, d’indépendance et bières : vive les USA. Et la pop punk.

Si dans l’ensemble la production aurait probablement mérité d’être un brin forci, « Never Be The One » vient nous donner un peu de la noirceur dont on a besoin. La structure du morceau est très bien pensée, le titre fait du bien là où il est. « Tired », quant à lui, joue la carte early 2000′, insultant et désopilant : « you’re an infection always looking for attention, you are a cockroach on the floor so unaware of the death surrounding you ».

« Compromise », c’est un nouveau titre pour consacrer l’individualisme, une constante dans la musique de Lunatics On Pogosticks que l’on ne peut s’empêcher de voir comme étant toujours plus américaine. « Searching For Sunshine » renoue avec de grandes mélodies, mais le groupe a fait plus convaincant ailleurs. C’est par exemple le cas de « Annie Wilkes », du Natthan Williams dans toute sa splendeur. « Dr. Freeman », pour sa part, reprend la rengaine des vieilles chansons d’amour. L’album s’essouffle un peu, mais force est de constater que ce titre est trop inepte pour que l’on puisse y résister. « The End » s’annonce lui-même.

Alors, quel est le statement de cet album ? Comme souvent sur Still in Rock, il s’agit de magnifier un style de vie à la Lebowski, faire des zwanzers les rois du monde. En réalité, Lunatics On Pogosticks n’est pas si détaché qu’il voudrait nous le faire croire, l’album fait de nombreuses fois ressortir le thème de la fin : fin d’une relation, fin d’une époque. Il semble même avoir été écrit à charge contre une seule et même personne. Si je peine à croire qu’il convertisse grand nombre de passants à la garage pop tendance slacker, je sais qu’il donnera un peu de gaité à tous les avertis, et ça, c’est déjà beaucoup.

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Créateur et rédacteur de www.stillinrock.com

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