Un film de Cole McCarthy avec Gemma Arterton, Glenn Close, Paddy Considine. Sortie le 28 juin 2007.

L’Histoire

Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonniers un groupe d’enfants peu ordinaires qui, malgré le fait d’avoir été infectés par un agent pathogène « zombie » qui a décimé la planète, demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, Melanie, qui semble être la plus surdouée d’entre eux, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Melanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme celui de l’humanité tout entière.

L’avis

« The Girl with All the Gifts » qui est le vrai titre de ce film, (où le marketing français va chercher les titres des films !), est adapté du roman éponyme de M.R. Carey. Ici c’est un agent pathogène fongique qui est la cause de la contamination et qui entre en symbiose avec le corps des gens contaminés, c’est le retour à la terre ! Un jeu vidéo célèbre avait déjà eu cette idée. Encore un film de zombies ! Pas que, c’est aussi un film écologique, humaniste, le droit à la différence. C’est la mise en scène et l’excellence des comédiens qui font que ce film est un petit bijoux de film de genre. Le début est impressionant et toute la séquence chez les militaires est absolument époustouflante. Une adorable et obéissante gamine, Mélanie, enfermée dans une cellule est emmenée chaque jour, ligotée sur une chaise roulante, surveillée par des militaires qui la tiennent en joue, jusqu’à une salle de classe où Mme Justineau (la belle Gemma  Arterton) fait cours à une trentaine d’enfants qui sont dans la même situation que Mélanie ! Qui sont-ils ? Qui est Mélanie ? A vous de le découvrir dans cette aventure fantastique et horrifique, menée par cette jeune actrice exceptionnelle qu’est Sennia Nanua. On entre en empathie, comme Arterton, avec cette jeune fille qui est la clé du film. Malgré quelques clichés, on suit ce road movie dans Londres vidée de ses habitants « normaux ». La dernière scène, une belle idée, est totalement imprévisible. Pour soutenir la magnifique photo de Simon Dennis (« Pinky  Blinders »),Cristobal Tapia de Veer a composé une musique qui habille parfaitement le film.  « The Last Girl », âmes sensibles s’abstenir, quant aux autres vous serez ravis du traitement de ce film pas Z, comme Zombie, du tout.

Prix du public et de la musique de film au festival de Gérardmer. Largement mérités…

A propos de l'auteur

Réalisateur, journaliste

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