Dominateur tout au long de la partie, le PSG s’impose à Valence (2-1), lors de son huitième de finale aller de la Ligue des champions. Lucas a brillé mais Ibrahimovic a été expulsé en fin de match.

Valence-PSG lavezzi

Cela faisait dix-huit ans que les supporters parisiens attendaient ça. Un match à élimination directe en C1. Une longue, très longue attente, à laquelle s’ajoutait la pression qui entoure désormais ce Paris Saint-Germain version « pétrodollars » comme n’a pas manqué de le rappeler un certain Adil Rami. Dans l’enfer de Mestalla qui leur était promis, les joueurs de Carlo Ancelotti n’ont pas tardé à faire lever certains doutes. Oui, ce PSG là est digne d’être présent en huitième de finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Durant 89 minutes, la meilleure défense de C1 (quatre buts encaissés en sept matchs) a tenu le choc face aux assauts des Los Blanquinegros. Appliqués, solides et déterminés – à l’image de Blaise Matuidi – les Parisiens font mal aux Espagnols.

Même si la possession de balle est à l’avantage de Valence en première période, Paris n’est que très rarement inquiété et le quator offensif parisien fait des misères en contre. Un joueur en est le symbole. Lucas. Pour son premier match de Ligue des champions, le Brésilien a reussi son baptême. Des courses incessantes, des dribbles, le tout ponctué par une passe décisive pour Javier Pastore juste avant la mi-temps (43e). Buteur, l’Argentin fut aussi passeur pour son compatriote Lavezzi qui s’était chargé d’ouvrir le score sur une frappe croisé (10e).

Une partition presque parfaite

Conscient que le sort de ce huitième de finale pouvait être sceller, Valence démarre la seconde période avec d’autres intentions. Poussés par Mestalla, les hommes d’Ernesto Valverde  mettent la pression sur Sirigu. Le moment choisi par Carlo Ancelotti de densifier son milieu de terrain. Chantôme remplace Lucas Moura. Une tactique qui s’avère payante puisque le PSG ne cède pas. Mieux encore, les compères de Zlatan sont proches d’alourdir le score, par l’intermédiaire de Lavezzi (par deux fois). Un manque de justesse dans le dernier geste qui va coûter cher aux Parisiens en fin de match. Dans les arrêts de jeu, Adil Rami offre un mince espoir de qualification aux siens (89e). Dans la foulée, la soirée parisienne vient s’assombrir un peu plus avec l’exclusion – sévère – de Zlatan Ibrahimovic.

Anecdotique pour certains, cette fin de match n’enlève en rien à la très belle prestation parisienne. Elle dénote néanmoins d’une possible fébrilité qui accompagne un club qui n’avait plus connu de rendez-vous comme celui-ci depuis 1995. Une chose est sûre, cette victoire – au goût un peu amer – place le Paris Saint-Germain dans une très bonne posture avant le match retour :  Sur les 278 précédents en Coupe d’Europe, 94,6% des équipes qui ont gagné 2-1 à l’extérieur au match aller se sont qualifiées.

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Journaliste Sportif

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