Si dans les années 50, le seul déhanché d’Elvis suffisait à offusquer les ménagères, aujourd’hui les clippeurs peuvent aller loin dans le trash. « College Boy » d’Indochine, et « The next day » de David Bowie en sont les derniers exemples. Violence, sexe, drogue et blasphème sont désormais les ingrédients d’un clip qui marche. Avant Indochine ou Bowie, d’autres vidéos ont provoqué quelques controverses.

Clips

« Stress » de Justice

Signé Romain Gavras, la vidéo met en scène un groupe de jeunes qui sème la terreur à Paris. Lors de sa sortie en 2008, le clip a été accusé de stigmatiser les jeunes de banlieues, alors que le groupe entendait dénoncer le voyeurisme des médias. « Stress » a été vu plus de 2 millions de fois sur Youtube.

« Smack My Bitch Up » de Prodigy

En 2010, cette chanson du groupe électro-rock anglais a été élue la « plus controversée de tous les temps ». Filmé en caméra subjective, le clip montre la soirée trash d’un personnage principal. On le suit en boîte de nuit, le regarde se droguer, harceler des femmes, rentrer chez lui avec une strip-teaseuse… À la fin, on découvre que ce fêtard est finalement une femme.

« Lemon Incest » de Serge Gainsbourg

« L’amour que nous ne ferons jamais ensemble est le plus rare, le plus troublant, le plus pur, le plus enivrant », chantait Gainsbourg allongé torse nu sur un lit à côté de sa fille, Charlotte, vêtue d’une culotte et d’une chemise. À sa sortie, les critiques ont accusé l’artiste de vouloir faire l’apologie de l’inceste. Celui-ci s’en défendra en disant que le titre était une célébration de l’amour fusionnel entre un père et sa fille.

 « Saint » de Marilyn Manson

Scarification, rails de coke sur la bible, séances sado-masochistes… Fruit de la collaboration entre Marilyn Manson et Asia Argento, ce clip a immédiatement été censuré et interdit à la diffusion. Avant qu’il soit hébergé sur Youtube, il était uniquement disponible sur le DVD « Lest We Forget », sorti en 2004.

« Like a prayer » de Madonna

Sorti en 1989, ce clip a scandalisé l’Amérique puritaine. On y voit Madonna embrasser un prêtre noir dans une église, porter des stigmates sur les mains et danser devant des croix enflammées.

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